Cinglante réponse du Sahara occidental à Mohamed VI: Aucune solution sans l’autodétermination

La réponse de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et du Front Polisario au discours de Mohamed VI, ne s’est pas fait attendre. S’il doit y avoir une quelconque solution « consensuelle » pour la question du Sahara occidental, elle ne se traduirait que dans le cadre de l’exercice des Sahraouis de leur droit à l’autodétermination. Plus clair que cela, il n’y a pas !
Dans son discours à l’occasion de la fête du trône, M6 a encore une fois confirmé la mentalité colonialiste de son pays, insistant sur le fait que le plan d’autonomie était
« l’unique » issue au conflit au Sahara occidentale, tout en exprimant son espoir à parvenir à « une solution consensuelle qui sauve la face à toutes les parties, où il n’y aura ni vainqueur ni vaincu.».
Mais, c’était compter sans la détermination du peuple sahraoui et de ses dirigeants à défendre leur souveraineté et indépendance. « Le Front Polisario et le Gouvernement de la République sahraouie considèrent, suite à la déclaration faite par le roi du pays colonisateur (…) que la solution consensuelle a été signée avec le Front Polisario en 1991, après 16 ans de guerre, sous l’égide des Nations Unies et de l’Union africaine », indiquait, hier, le ministère de la Communication de la RASD. La même source rappelle au roi qui semble oublier l’histoire du conflit, que c’est cet accord qui date de 34 ans, qui a d’ailleurs poussé le Conseil de sécurité « à créer la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) ».

De plus, pour qu’une solution sauve la face de toutes les parties comme le prétends le roi du royaume chérifien, « ne peut être que la voie démocratique conforme à la légitimité internationale, qui reconnaît le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, et ne reconnaît aucune souveraineté au Maroc sur le Sahara occidentale », soulignent la RASD et le Front Polisario.
À l’opposé de l’hypocrisie marocaine, la RASD et le Front Polisario qui affichent leur pleine « disposition » à entamer avec le Maroc « des négociations directes », exigent toutefois que ce soit sous « l’égide des Nations unies », qu’elles soient « sérieuses et crédibles, sans diktats ni conditions préalables », afin de parvenir à une solution juste et consensuelle qui, selon eux, « doit respecter les exigences de la légitimité internationale et la statut juridique de la question du Sahara occidental relevant de la décolonisation ». Entre les deux voies, la plus sincère n’est pas à démontrer.
Pour le Polisario et la RASD, la solution « doit ouvrir des horizons de paix, d’intégration et de prospérité pour tous les peuples de la région sans exception, dans le cadre du droit, de la justice, de l’intégration et de la solidarité maghrébine.
En répliquant au discours de M6, moins de 24 heures après, le Sahara occidental envoie un message des plus clairs au Maroc, comme quoi il ne peut y avoir aucune concession sur ses terres, et que le prétendu plan d’autonomie est loin d’être l’unique solution. Plus encore, ce n’est même pas un sujet de discussion pour les Sahraouis qui aspirent à leur pleine indépendancen.
Farid B.