Avec 40 médailles, dont 13 en or, l’Algérie a terminé les Jeux méditerranéens de Tarente à la neuvième place du classement général. Un résultat historique pour la délégation algérienne, qui signe à l’étranger sa meilleure récolte depuis sa participation à cette compétition.
Quatre ans après l’excellente performance réalisée à Oran, le sport algérien confirme ainsi sa progression. Certes, le bilan de Tarente reste inférieur à celui enregistré à domicile en 2022, avec 53 médailles, dont 20 en or et une quatrième place au classement général. Mais la performance réalisée en Italie revêt une dimension particulière : cette fois, les athlètes algériens ont dû composer sans le soutien du public et sans l’avantage du terrain.
Avec 13 médailles d’or, 8 d’argent et 19 de bronze, l’Algérie est néanmoins parvenue à se maintenir parmi les dix meilleures nations méditerranéennes. Une performance qui tend à confirmer que le succès d’Oran ne reposait pas uniquement sur le facteur domicile. Plusieurs disciplines disposent désormais d’athlètes capables de s’imposer sur la scène internationale.
Nemour, une nouvelle démonstration
La gymnastique a également été l’un des points forts de la délégation, portée par l’incontournable Kaylia Nemour.
La championne olympique a remporté trois médailles d’or, dans le concours général individuel, à la poutre et aux barres asymétriques. Elle a également contribué à la médaille de bronze obtenue par l’équipe féminine algérienne avec Djenna Laroui, Louna Hamames et Lina Khenoun.
Avec quatre médailles, dont trois titres, Nemour figure parmi les athlètes les plus récompensés de ces Jeux. Sa performance constitue également un signal encourageant avant les prochains grands rendez-vous internationaux, notamment les Championnats du monde de gymnastique.
L’athlétisme, toujours une locomotive
Comme lors de nombreuses campagnes internationales, l’athlétisme a largement contribué au succès algérien. La discipline a rapporté huit médailles, dont trois en or.
Djamel Sedjati a décroché le titre sur 800 mètres, tandis que Saïd Ameri s’est imposé sur 10 000 mètres et Mohamed Yasser Triki au triple saut. Deux médailles d’argent sont venues compléter la moisson grâce à Anis Chouat sur 1 500 mètres et Mohamed Seifeddine Boukertaba dans le semi-marathon.
L’Algérie a également obtenu trois médailles de bronze avec Tarek Hussein au saut en longueur, Omar Saraich sur 3 000 mètres steeple et Zahra Tatar au lancer du marteau.
Cette récolte illustre la densité de l’athlétisme algérien et sa capacité à multiplier les podiums dans plusieurs spécialités.
La lutte et l’haltérophilie au rendez-vous
La lutte a également confirmé son statut de discipline forte du sport algérien avec sept médailles, dont une en or, une en argent et cinq en bronze. Le titre remporté par Abdelkrim Fergat en gréco-romaine, dans la catégorie des moins de 60 kg, constitue le principal résultat de la discipline.
En haltérophilie, l’Algérie a réalisé une performance particulièrement remarquable avec seulement deux représentants. Les frères Fares et Aymen Touairi ont à eux seuls remporté quatre médailles, dont trois en or et une en bronze.
Transformer l’exploit en continuité
Au-delà des chiffres, Tarente constitue donc une nouvelle étape dans la progression du sport algérien.
La neuvième place et les 40 médailles obtenues à l’étranger montrent que la dynamique enclenchée à Oran se poursuit. Le véritable défi sera désormais de transformer ces performances en résultats réguliers sur les grandes compétitions internationales.
L’émergence de champions comme Kaylia Nemour, Djamel Sedjati ou Yasser Triki offre des perspectives encourageantes, mais l’objectif devra être de voir apparaître davantage de talents dans d’autres disciplines.
L’Algérie dispose ainsi d’une nouvelle génération capable de porter ses ambitions au plus haut niveau. Reste maintenant à consolider cette dynamique et à multiplier les champions pour permettre au sport algérien de franchir un nouveau cap dans les prochaines années.
Hadjer.B.
