Une enquête publiée par le journal colombien Cambio, révèle l’existence présumée d’un réseau de contrebande d’or reliant la Colombie au Venezuela, avec Dubaï comme destination potentielle des expéditions. Selon les sources citées, l’or extrait des zones minières colombiennes serait acheminé vers Medellín, Bucaramanga et Cúcuta, avant de franchir la frontière vénézuélienne pour rejoindre Caracas, où il serait fondu et transformé en lingots.
Ceux-ci seraient ensuite transportés vers Dubaï dans les bagages de passagers ou à bord de jets privés.
L’enquête décrit un système de financement reposant notamment sur les cryptomonnaies, en particulier le Tether (USDT). Des acheteurs étrangers verseraient des avances pouvant atteindre un million de dollars, ensuite converties en pesos colombiens pour acheter l’or auprès de producteurs et d’intermédiaires locaux.
Les frais de conversion seraient compris entre 1,5 et 2% du montant des transactions.
Le recours à des intermédiaires, à des véhicules dotés de compartiments secrets et à des moyens de transport privés compliquerait la traçabilité des fonds et l’identification de l’origine du métal précieux.
La mention de Dubaï soulève ainsi des interrogations sur les contrôles appliqués à l’importation et au commerce de l’or, notamment sur la capacité à identifier son origine après plusieurs étapes de transport, de fusion et de transformation. Toutefois, les éléments rapportés décrivent une route présumée et ne suffisent pas, à eux seuls, à établir la responsabilité des Émirats arabes unis ou d’acteurs commerciaux précis dans ces activités illicites.
M. M.
Une enquête révèle une filière présumée de contrebande et de blanchiment d’or : Dubaï au cœur des soupçons
