L’Inde a lancé mercredi des frappes aériennes contre des cibles au Pakistan et dans le Cachemire sous contrôle pakistanais, marquant l’escalade la plus grave entre les deux puissances nucléaires depuis plus de vingt ans. Les attaques indiennes ont notamment visé le Pendjab pakistanais, une première depuis la dernière guerre majeure entre les deux pays il y a plus de cinquante ans.
New Delhi a justifié ces opérations comme une réponse à l’attaque terroriste du mois dernier au Cachemire indien, qui avait coûté la vie à 26 pèlerins hindous. L’armée indienne affirme avoir bombardé neuf « infrastructures terroristes », dont quatre au Pendjab et cinq au Cachemire pakistanais, bien qu’Islamabad nie toute présence de camps militants sur ces sites. Les autorités pakistanaises rapportent au moins 26 civils tués et 46 blessés, dénonçant une « violation flagrante de [leur] souveraineté ».
En représailles, le Pakistan a annoncé avoir abattu cinq avions de chasse indiens, dont trois Rafale français, ainsi qu’un drone – une affirmation que l’Inde n’a pas confirmée. Des sources locales au Cachemire indien ont toutefois signalé le crash de trois appareils militaires, leurs pilotes ayant été hospitalisés. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des débris métalliques éparpillés dans une zone rurale, sans qu’il soit possible d’en vérifier l’origine.
Cette crise a eu des répercussions jusqu’en Bourse : l’action de Dassault Aviation, constructeur des Rafale, a chuté de 1,64 % à la suite des annonces pakistanaises, interrompant une tendance haussière.
Parallèlement, des échanges de tirs nourris ont éclaté le long de la frontière disputée du Cachemire, faisant au moins 16 morts civils (10 côté indien, 6 côté pakistanais) et des dizaines de blessés. Le Pakistan a promis de riposter « au moment et à l’endroit de [son] choix », alimentant les craintes d’une confrontation plus large. Alors que New Delhi et Islamabad s’accusent mutuellement de provocation, la communauté internationale suit avec inquiétude cette dangereuse escalade entre deux États possesseurs de l’arme atomique. Les appels à la désescalade se multiplient, mais aucun signe d’apaisement n’est pour l’instant perceptible sur le terrain .
M.M.
