A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la rage, célébrée le 28 septembre, l’Algérie a réaffirmé son ambition d’éliminer les décès humains liés à cette maladie d’ici 2030.
La cérémonie s’est déroulée sous le slogan «La rage, une seule santé, zéro décès», décliné au niveau national en «Ensemble pour éliminer la rage d’ici 2030», en présence d’un représentant de l’OMS, de cadres de l’administration centrale, de membres des comités d’experts, de représentants des secteurs concernés et de la société civile.
Dans une allocution lue en son nom par son directeur de cabinet, le ministre de la Santé a rappelé que la rage reste un défi de santé publique mondial. Présente dans plus de 150 pays, elle tue près de 60 000 personnes chaque année, principalement en Asie et en Afrique, la morsure de chiens infectés étant la première source de contamination humaine.
En Algérie, la maladie demeure endémique. Le pays enregistre en moyenne quinze décès humains par an, dont plus de 40% concernent des enfants de moins de 15 ans.
Le ministre a insisté sur la vaccination efficace des animaux, la prise en charge rapide des personnes mordues, le traitement préventif après exposition et l’intensification des campagnes de sensibilisation auprès des publics les plus exposés. Il a également rappelé les acquis de ces dernières décennies : une commission multisectorielle dédiée aux maladies transmissibles de l’animal à l’homme, un comité d’experts maintenu, des vaccins sûrs et gratuits, des protocoles de prise en charge unifiés et une formation continue des professionnels de santé. Le plan stratégique national multisectoriel 2023-2027, élaboré avec l’OMS, s’inscrit dans cette dynamique.
Fondé sur l’approche «Une seule santé», qui relie santé humaine, animale et environnementale, il s’articule autour de cinq axes : la vaccination massive des chiens, la maîtrise de leur population et la gestion des chiens errants, le renforcement de la surveillance épidémiologique, la prise en charge rapide des victimes de morsures et les campagnes d’information nationales et locales.
N. C.
