Port de Mostaganem : des marchandises abandonnées depuis 1993 enfin traitées

Trente-trois ans. C’est le temps que des marchandises avariées ont passé sur les quais du port de Mostaganem, occupant des espaces précieux et posant un risque permanent.
L’entreprise portuaire de Mostaganem vient de lancer une opération sur le terrain pour s’en débarrasser.
Selon un communiqué de l’entreprise, l’objectif est triple. Il s’agit de libérer des surfaces occupées depuis des décennies, d’améliorer les conditions de sécurité et de protéger l’environnement, tout en rendant l’exploitation des installations plus efficace.

L’opération répond aux instructions du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, qui demande une meilleure utilisation des espaces et des infrastructures portuaires et un renforcement de la coordination entre les institutions. Elle s’inscrit aussi dans les orientations de terrain du groupe de services portuaires Serport. Elle a été menée avec l’inspection des divisions des douanes de la wilaya de Mostaganem, sous la supervision de la commission chargée du traitement des marchandises avariées et à long séjour dans les ports, selon les procédures légales et réglementaires en vigueur.

Au-delà du gain de place, l’entreprise insiste sur la réduction des risques liés au vieillissement ou à la détérioration de ces marchandises, qui peuvent devenir dangereuses selon leur nature et leur état.
Elle y voit une étape de la modernisation des espaces portuaires et de l’application du cadre juridique sur les marchandises à long séjour, avec à la clé de meilleures performances opérationnelles et une rentabilité accrue, dans le respect de l’environnement.

L’opération illustre enfin, selon le communiqué, l’importance de la coopération entre l’entreprise portuaire et les douanes pour régler les dossiers en suspens. L’enjeu est de faire des ports algériens des espaces modernes, mieux organisés et plus rentables, au service de l’économie nationale et d’une meilleure gouvernance du service public.

Lotfi C.