L’Algérie continue d’affirmer sa présence sur la scène internationale. Le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies a adopté, hier, par consensus, un projet de résolution crucial initié par l’Algérie sur «l’impact des mines antipersonnel sur la jouissance de tous les droits de l’Homme».
Cette adoption majeure est intervenue en séance plénière lors de la 63e session du Conseil, coïncidant symboliquement avec la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines et de l’assistance à la lutte anti-mines.
Portée par l’Algérie dans le cadre de son mandat au sein du Conseil, 2022-2025, cette initiative a été élaborée au sein d’un «Core group» transrégional réunissant l’Afrique du Sud, la Croatie, du Mozambique, le Pérou, le Royaume-Uni et le Vanuatu. Lors de son intervention, l’ambassadeur Rachid Bladehane, représentant permanent de l’Algérie auprès de l’ONU à Genève, a salué «l’approche constructive, inclusive et transparente» qui a guidé l’ensemble des consultations.
Le texte adopté jette une lumière crue sur les conséquences dévastatrices de ces armes aveugles.
Il rappelle que la présence de mines antipersonnel affecte de manière dramatique le droit à la vie, la sécurité des populations, la liberté de circulation, ainsi que l’accès à l’éducation et au développement socio-économique. Face à ce constat, la résolution appelle la communauté internationale à intensifier d’urgence les efforts de déminage et à accroître l’assistance financière et technique aux victimes. Elle exhorte également les États à réaffirmer leur engagement en faveur de l’interdiction totale de ces dispositifs, en phase avec la Convention d’Ottawa dont l’Algérie demeure un fervent défenseur.
Le document insiste particulièrement sur la nécessité d’une réponse coordonnée et multisectorielle.
Une attention stricte est demandée pour répondre aux besoins spécifiques des survivants — avec une priorité accordée aux enfants — ainsi qu’à leurs familles et aux communautés touchées.
La résolution préconise aussi une coopération internationale accrue à travers le partage de ressources, d’informations et de bonnes pratiques, tout en insistant sur l’intégration de programmes d’éducation aux risques dans les zones affectées.
Preuve de la portée concrète de ce texte, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme a été officiellement chargé d’établir un rapport d’analyse global et inclusif. Ce rapport, qui sera rédigé en étroite collaboration avec les États, la société civile et les organisations internationales, devra évaluer précisément l’impact des mines sur les droits humains afin de guider les politiques futures.
Cette initiative algérienne, largement saluée par la communauté internationale, marque un pas de plus vers l’objectif ultime : parvenir, enfin, à un monde totalement libéré du péril des mines.
Fateh H.
Mines antipersonnel : une résolution algérienne adoptée par l’ONU
