Massacres du 8 Mai 1945: Le jour où la France dévoila son vrai visage !

L’Algérie commémore aujourd’hui les douloureux massacres du 8 mai 1945, alors que les relations diplomatiques avec l’ancien colonisateur sont au plus bas. « Journée de la mémoire, une journée mémorable pour une ère attendue » est le slogan choisi pour la commémoration officielle de ce 80e anniversaire d’un jour qui a marqué le monde entier, non pas par de quelconques exploits, mais par sa violence et ses atrocités.
Ce jour-là, la France coloniale qui avait promis aux algériens engagés au front dans la deuxième Guerre mondiale aux côtés des Alliés, liberté et autodétermination, a levé le masque pour laisser apparaître son véritable visage. Celui de la haine à l’égard d’un peuple qui aspirait à vivre paisiblement sur sa propre terre. Une haine finalement transmise à travers des générations et aujourd’hui véhiculée par l’extrême droite qui est aux portes de l’Elysée, avec un Bruno Retailleau qui vise la magistrature suprême en 2027.
Le ministre français de l’Intérieur, est, pour Alger, le principal responsable de la détérioration des relations bilatérales avec Paris.
Encore une fois, ce 8 mai institué « Journée nationale de la mémoire », vient rappeler aux générations et à tous le peuple algérien les crimes commis par la France coloniales et le sang versé sur cette terre par ses valeureux martyrs, pour parvenir à l’indépendance. Une indépendance arrachée au prix fort après une guerre de libération nationale menée avec courage. Il faut remonter d’ailleurs aux massacres de ce 8 mai 1945 commis contres les manifestants algériens descendus dans les rues de Sétif, Guelma, Kherrata et d’autres villes, pour comprendre comment de jeunes militants dépourvus de moyens ont décidé en 1954
de faire la guerre à la 4e puissance au monde.
Les images que renvoient les événements de cette journée où le jeune Saâl Bouzid, fut le premier martyr à tomber sous les balles assassines de l’armée qui les ont réprimées dans le sang, dépassent tout entendement et sont dépourvues d’humanité. Plus de 45.000 morts, des tribus et des villages entiers anéantis, des scènes de destruction horribles ayant provoqué l’indignation de plusieurs pays dans le monde, au point où dans un rapport soumis aux autorités de son pays, le consul général britannique de l’époque, John Eric Maclean, a alerté sur l’horreur des génocides commis contre des citoyens désarmés. Il s’agissait bel et bien d’un crime d’Etat, d’une guerre génocidaire et d’un acte criminalisé par le Droit international. Hélas, la France coloniale mais aussi la France officielle d’aujourd’hui, ont tout fait pour étouffer la vérité sur ses massacres, car des historiens affirment que le nombre de morts dépasse de loin les 45.000 personnes. Une honte !
Ce sont les archives détournées et que l’Algérie ne cesse de réclamer qui vont dévoiler un jour cette vérité, pour perpétuer dans la conscience collective le sens du sacrifice pour la nation, d’abord porté par les valeureux martyrs, puis transmise de génération en génération au lendemain de l’indépendance de l’Algérie. Une Algérie qui ne cesse de réaliser des progrès sur la voie du progrès et du développement, comme ont rêvé ses chouhada.
Farid B.

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