Le ministre de la Santé à Oum El Bouaghi suite au décès de deux enfants de rage:Un professeur déjà sur le terrain

Apeine nommé et déjà confronté à sa première épreuve de terrain. Le nouveau ministre de la Santé, le Professeur Mohamed Seddik Aït Messaoudene, s’est rendu, hier, dans la wilaya d’Oum El Bouaghi qui a enregistré le décès de deux enfants des suites d’une morsure de chien errant. L’incident qui a jeté en émoi toute la wilaya, familles des victimes, citoyens et autorités locales, n’a pas échappé au ministre fraîchement nommé par le Président de la République, dans le gouvernement de Sifi Ghrieb, à l’occasion du dernier remaniement. Bien que les autorités de wilaya aient pris les premières mesures, le Pr Aït Messaoudene a voulu «s’enquérir personnellement» de l’état de santé des victimes de ces morsures de chien, soulignait un communiqué de son département.
Pour rappel, deux enfants sont décédés de rage, des suites de morsures de chien errant, tandis que 8 autres personnes ont été blessées, et subissent la prise en charge nécessaire dans les établissements de santé de la wilaya. Une cellule de crise a été installée mardi dernier par la wali, présidée par le secrétaire général de la wilaya, pour suivre la situation et prendre les mesures qui s’imposent. Après s’être enquis de l’état de santé des victimes sous surveillance médicale, le ministre de la Santé a rassuré les familles «quant à leur prise en charge conformément aux protocoles sanitaires en vigueur dans tous les établissements de santé au niveau national». Histoire de mettre un terme aux polémiques autour d’un transfert des victimes vers la capitale, Alger, où ils recevraient une meilleure prise en charge. «Tous les moyens médicaux sont mis en place afin de prodiguer les meilleurs soins possibles», a souligné sur place le professeur Mohamed Seddik Aït Messaoudene, qui n’a pas manqué de présenter ses condoléances et d’exprimer sa profonde compassion aux familles des deux victimes.
Le ministre a promis de «suivre de près la situation», ajoutant qu’il «ne ménagera aucun effort pour prendre toutes les mesures sanitaires et préventives nécessaires», conclut le communiqué du ministère. Ainsi, en se rendant dans la wilaya d’Oum El Bouaghi, 48 heures après avoir pris ses fonctions de ministre, l’ancien chef de service de Cardiologie à l’hôpital Mustapha Pacha annonce la couleur qu’il ne sera pas le ministre des instructions derrière son bureau. Mais, bien celui du terrain et de la réalité du système de santé qu’il veut améliorer très rapidement. Lors de sa première réunion, lundi dernier, avec les cadres de l’administration centrale, le successeur d’Abdelhak Saïhi, a exprimé sa volonté de «déployer tous les efforts pour faire progresser le secteur, à travers l’adoption de nouvelles mesures pratiques au service des patients». Ces mesures «concerneront les services des urgences, considérés comme la première destination à laquelle recourt le citoyen, tout en veillant à consacrer le principe d’équité dans l’accès aux services de santé dans l’ensemble des établissements de santé au niveau national», avait-il précisé. C’est une bataille que le fils de l’ancien ministre de la Santé sous Boumediene (1977/1979), Saïd Aït Messaoudène, vient de commencer .
Farid B.