Le gazoduc transsaharien s’impose comme un levier : Arkab appelle à anticiper les besoins énergétiques mondiaux

Le ministre des Hydrocarbures Mohamed Arkab a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités de production, de sécuriser les approvisionnements et de consolider les partenariats internationaux, lors d’une conférence consacrée aux marchés mondiaux de l’énergie en Arabie saoudite.
La sécurité énergétique mondiale dépendra des investissements engagés aujourd’hui, de la modernisation des infrastructures et d’une coopération équilibrée entre pays producteurs et consommateurs.

C’est le message défendu hier lundi par le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, lors de la 25e Conférence internationale WPC Energy 2026, organisée à Riyad.
Intervenant lors d’une session consacrée aux perspectives des marchés mondiaux du pétrole et du gaz, le responsable algérien a souligné que la demande énergétique devrait poursuivre sa progression au cours des prochaines décennies, notamment sous l’effet de la croissance démographique, de l’industrialisation et de l’urbanisation.

L’Asie, l’Afrique et le Moyen-Orient devraient ainsi occuper une place croissante dans l’évolution des besoins mondiaux. Selon Mohamed Arkab, la transition énergétique ne signifie pas une baisse uniforme de la consommation d’hydrocarbures. Les besoins liés à l’aviation, au transport lourd et à l’industrie pétrochimique devraient continuer à soutenir la demande, tandis que le gaz naturel conservera un rôle important dans le paysage énergétique international.

L’investissement, un enjeu majeur pour l’équilibre des marchés
Mohamed Arkab a souligné la nécessité d’accroître les investissements dans les hydrocarbures afin de prévenir les déséquilibres entre l’offre et la demande.
Il a également insisté sur la coopération au sein de l’OPEP+ pour stabiliser les marchés et renforcer la sécurité des approvisionnements face aux risques géopolitiques.
Les discussions ont porté sur le GNL et les perspectives des marchés énergétiques mondiaux.

Le gazoduc transsaharien, un projet stratégique pour l’Afrique
M. Arkab a, par ailleurs, mis en avant le projet de gazoduc transsaharien (TSGP), destiné à relier les ressources gazières du Nigeria aux infrastructures algériennes en passant par le Niger. Ce corridor pourrait contribuer à renforcer les échanges énergétiques africains et à faciliter l’accès aux marchés internationaux, notamment européens.
Le ministre a indiqué que le projet avait franchi de nouvelles étapes, avec l’approbation d’une étude de faisabilité actualisée en juin 2026 et le lancement des travaux sur le tronçon algérien le 4 juin de la même année. Au-delà de son intérêt énergétique, cette infrastructure est présentée comme un levier potentiel de développement économique et de coopération
régionale.

L’Algérie mise sur le développement de ses ressources
L’Algérie poursuit le développement de ses ressources en hydrocarbures et cherche à attirer les investissements étrangers. L’appel d’offres «Algeria Bid Round 2026», portant sur sept périmètres, vise à renforcer l’exploration et la production, avec des contrats prévus avant mars 2027.
Le pays mise également sur le raffinage et la pétrochimie pour accroître la valeur ajoutée de ses ressources et consolider sa position sur les marchés internationaux.

Samira G.