Le Garde des Sceaux confirme la détermination de l’état à rétablir la peine de mort : Boudjemaa : «La justice frappera fort» !

Contre les pyromanes et les auteurs de kidnapping d’enfants, la justice frappera «fort», a lancé, hier, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa.
En visite de travail dans la wilaya d’Oran, le Garde des Sceaux est revenu sur la révision du Code pénal, dont le projet est actuellement soumis au niveau de la commission en charge à l’Assemblée populaire
nationale (APN).

«Il y a eu des instructions fermes du Président de la République à l’effet d’élaborer, en urgence, un projet de loi à travers lequel il est question de durcir les peines à l’encontre des auteurs d’incendies de forêt et de kidnapping d’enfants, suivis de mutilation, jusqu’à la peine de mort», a rappelé Boudjemaa, dans une déclaration à la presse.
Et d’enchaîner : «La justice frappera fort et par la force de la loi dans ces affaires. Je le dis pour que tout le monde l’entende».

En y insistant sur cet amendement, le ministre de la Justice exprime la détermination des autorités à aller jusqu’au bout du projet de rétablissement de la peine de mort sur laquelle un moratoire est en vigueur depuis 1994 en Algérie.

L’horreur qu’ont vécu les Algériens, les habitants de Jijel en particulier durant le mois d’août dernier a renforcé le sentiment qu’il n’y a pas d’autres ultime châtiment que l’application de la peine de mort contre les auteurs de ces crimes «étrangers» aux traditions et coutumes algériennes, pour reprendre les propos du ministre.

En effet, Lotfi Boudjemaa qui assurait que la justice allait réunir «toutes les garanties » dans le cadre du traitement de ces affaires, a insisté : «Mais celui dont la culpabilité est prouvée payera».
Pour le ministre, «ces actes sont étrangers à notre société, à notre religion et à la nation».
Lors de sa présentation du projet devant la commission de la justice et des libertés de la chambre basse du Parlement, le a indiqué que le texte traduut «la ferme volonté politique des hautes autorités du pays de lutter contre les crimes graves et d’assurer la dissuasion générale afin de protéger la patrie et les citoyens».

D’ailleurs, la liste des cas passibles de peine de mort comprends, outre les auteurs de crimes d’incendie volontaire de forêts et de champs, les auteurs de destruction volontaire de biens publics et privés commis au profit de parties étrangères dans le cadre de la trahison, de l’intelligence ou du crime organisé, ceux qui portent atteinte à la sécurité, à l’ordre public, à l’unité nationale ou à la stabilité économique et
environnementale.

Sans oublier les auteurs d’enlèvement d’enfants par tout moyen, avec aggravation de la peine lorsque le crime est accompagné de torture, d’agression sexuelle ou de sévices.
Lors de sa visite, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa, a procédé à l’inauguration du nouveau siège du tribunal de Gdyel.

Ce nouveau siège s’étend sur une superficie bâtie de 9 983 mètres carrés et comprend trois salles d’audience, une salle destinée aux avocats, une salle d’honneur, ainsi que 75 bureaux et une salle d’archives.
Le coût global du projet a dépassé un milliard de dinars. Boudjemaa a egalement inauguré le tribunal Bir El Djir ainsi que le siège de la cour administrative d’appel d’Oran.

Anais G.