L’année 2025 a marqué une étape décisive pour l’économie algérienne avec les ultimes ajustements du méga-projet de phosphate intégré de Bled El Hadba, dans la wilaya de Tébessa. Suivi avec une attention particulière par le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, ce chantier stratégique est devenu le symbole d’une nouvelle ambition industrielle nationale, visant à diversifier les sources de revenus et à asseoir la souveraineté économique du pays.
Un projet stratégique sous le signe de la souveraineté et de la diversification
Le projet de Bled El Hadba représente un investissement structurant à plusieurs niveaux. Composé d’une mine à ciel ouvert pour l’extraction du phosphate et d’une voie ferrée dédiée de 422 km le reliant au port d’Annaba, il incarne la volonté de l’État de réduire la dépendance aux hydrocarbures.
Le Président Tebboune a personnellement insisté, lors de réunions du Conseil des ministres et par des instructions directes, sur l’importance d’une mise en service rapide, accélérant ainsi significativement le rythme des travaux. L’enjeu est de taille : l’Algérie, qui figure parmi les dix premiers pays au monde pour ses réserves de phosphate estimées à plus de 3 milliards de tonnes, voit dans ce projet une «nouvelle arme» économique. Comme l’a souligné le chef de l’État, il permettra de porter la production nationale de phosphate de 2,5 millions à 10,5 millions de tonnes annuelles. Réalisé à 100% par des compétences algériennes dans le cadre d’un partenariat entre Sonatrach et Sonarem, ce projet est un fier exemple de réalisation endogène.
Un levier de développement régional et d’espoir pour la jeunesse
Au-delà des retombées macroéconomiques, le projet de Bled El Hadba est porteur d’un profond espoir social, notamment pour les wilayas de l’Est du pays. Il devrait générer environ 12 000 emplois directs, offrant des perspectives stables aux diplômés universitaires et des centres de formation dans des domaines variés : mines, génie civil, gestion de l’eau, technologies et services connexes. Pour des régions comme Tébessa, Souk Ahras, Skikda et Annaba, il représente une opportunité historique de lutter contre le chômage des jeunes et de stimuler l’intégration socio-économique.
L’expert en énergie Ahmed Tertar, professeur à l’université Cheikh-Larbi-Tebessi, y voit un catalyseur de transformation. Selon lui, ce projet «ravivera les ambitions des jeunes et leur fera naître de l’espoir». Ses bénéfices dépasseront le seul volet industriel : il permettra de sortir la région de son isolement, de développer ses infrastructures et de créer un écosystème de services, contribuant ainsi à un développement régional intégré et durable.
Ainsi, en cette année 2025, le projet de phosphate de Bled El Hadba s’affirme bien plus qu’un investissement minier ; il est la promesse d’une Algérie tournée vers l’avenir, déterminée à construire une prospérité partagée sur les fondations de ses propres ressources et de sa propre jeunesse.
Lotfi C.
L’année 2025 à Tébessa: L’avènement du géant du phosphate de Bled El Hadba
