Haitham Al Ghais met en avant son rôle dans l’équilibre du marché mondial : «L’Algérie, pilier de la coopération pétrolière»

Le secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, Haitham Al Ghais, a souligné à Alger le rôle central de l’Algérie dans la stabilité du marché pétrolier mondial.
Il a particulièrement mis en avant l’Accord d’Alger, adopté il y a dix ans, qui a contribué au rééquilibrage du marché après une période de forte instabilité, marquée par la baisse des prix et le recul des investissements.

Selon Al Ghais, cet accord a constitué le premier jalon de la coopération entre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et les producteurs non membres, ouvrant la voie à la création de l’Alliance OPEP+, devenue un mécanisme majeur de coordination pour soutenir la stabilité du marché pétrolier.
Il a également qualifié l’Accord d’Alger de modèle de diplomatie énergétique et de coopération internationale, soulignant la difficulté d’obtenir un consensus entre un grand nombre de pays
producteurs.

Le responsable de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole a enfin salué la contribution historique de l’Algérie au dialogue pétrolier international et son rôle dans les décisions ayant favorisé une action commune entre producteurs.

à cet égard, M. Al Ghais a salué la poursuite par l’Algérie de ses efforts visant à promouvoir le dialogue entre les états et la coopération régulière et durable entre l’OPEP et les producteurs non-membres, à travers notamment sa présence permanente au sein des mécanismes de coordination de l’OPEP+, y compris ceux chargés du suivi de la mise en œuvre des engagements, de l’évaluation de l’évolution du marché et du groupe des pays participant aux ajustements volontaires de la production.

L’OPEP+ restera un mécanisme de coopération durable
Concernant les résultats de l’Accord d’Alger et de la Déclaration de coopération, il a affirmé que ce cadre de coopération constitue une réussite par excellence, dans la mesure où il a permis de maintenir les stocks pétroliers mondiaux à des niveaux acceptables et de parvenir à un équilibre des marchés.
Il a en outre insisté sur la nécessité de poursuivre le mécanisme de coopération entre les pays producteurs de pétrole, lancé grâce à l’Accord d’Alger, notant que ce mécanisme a permis de relever plusieurs défis auxquels le marché pétrolier a été confronté.

Pour le SG de l’OPEP, la poursuite de la coopération entre les producteurs demeure nécessaire durant la prochaine étape, au regard des mutations rapides que connaissent les marchés mondiaux de l’énergie ainsi que des défis liés aux fluctuations économiques et géopolitiques et à la sécurité des approvisionnements.

à ce propos, le même responsable a indiqué que la coopération née de l’Accord d’Alger s’est élargie à d’autres domaines, permettant ainsi de couvrir de nouveaux volets de coopération entre les membres de l’Alliance OPEP+, notamment en matière d’échange d’expertises, de transfert de technologies, d’études, de recherches et de dialogue, particulièrement sur les questions énergétiques et climatiques.
S’agissant de l’évolution des marchés énergétiques, le Secrétaire général de l’OPEP s’attend à une croissance économique mondiale à des niveaux satisfaisants, accompagnée d’une progression de la demande de pétrole, soulignant qu’à long terme, des indicateurs clairs prévoient une hausse de la consommation énergétique, notamment au regard de la croissance démographique mondiale attendue à l’horizon 2050

L’économie mondiale devrait également doubler de taille par rapport à son niveau actuel, sous l’impulsion notamment des économies des pays en développement, ce qui devrait porter la demande de pétrole à 124 millions de barils par jour à l’horizon 2050, contre environ 105 millions de barils par jour actuellement, a souligné le SG de l’OPEP.

Samira G.