Ghaza : Une rentrée sur les décombres

Près de trois ans après le début de la guerre, des milliers d’enfants palestiniens de la bande de Ghaza ont repris, ces derniers jours, le chemin de l’école.
Une rentrée qui n’a rien d’ordinaire, tant elle se déroule dans des conditions hors normes, entre établissements endommagés, espaces d’enseignement improvisés et salles de classe sous tente, alors que le territoire souffre toujours d’une pénurie sévère de matériel pédagogique et d’une destruction massive de ses infrastructures.

Dans le camp de Nuseirat, au centre de la bande de Ghaza, parents et enfants se sont retrouvés dès le matin devant l’une des écoles gérées par l’UNRWA, l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens.
Les élèves se sont alignés pour l’appel matinal, comme un rituel retrouvé, avant de rejoindre des salles de classe qui n’ont plus grand-chose à voir avec celles d’avant guerre.

Faute de mobilier suffisant, une partie des enfants a dû s’asseoir à même le sol pour suivre les cours. Face à cette situation, les organisations humanitaires tentent de remettre en marche, pas à pas, une scolarisation quasiment paralysée depuis le début du conflit.

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a ainsi annoncé se préparer à déployer 359 espaces d’enseignement temporaires à travers l’ensemble du territoire, dans l’espoir de redonner aux enfants de Ghaza un semblant de normalité scolaire.

Malik M.