Ebola au Congo:L’OMS hausse le niveau d’alerte à «très élevé»

Lépidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) représente désormais un risque «très élevé», le niveau d’alerte maximal, contre «élevé» précédemment, a annoncé vendredi dernier le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), tandis que les risques au niveau régional restent inchangés.
«L’épidémie d’Ebola en RDC se propage rapidement», a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, en conférence de presse à Genève. «Auparavant, l’OMS avait évalué le risque comme étant élevé aux niveaux national et régional, et faible au niveau mondial. Nous révisons actuellement notre évaluation des risques pour le qualifier de très élevé au niveau national, élevé au niveau régional et faible au niveau mondial», a-t-il ajouté.
«Très élevé» est «le niveau de risque le plus élevé», a précisé un porte-parole de l’OMS.
L’épidémie s’est propagée dans la province du Nord-Kivu et sa voisine du Sud-Kivu. Tedros a souligné que l’épidémie est en réalité « bien plus importante».
Il a ainsi fait état de près de 750 cas suspects et 177 décès suspects en RDC. «Ces chiffres évoluent à mesure que les efforts de surveillance et les tests de laboratoire s’améliorent, mais la violence et l’insécurité entravent la réponse», a relevé M. Tedros.
Par ailleurs, dans la province de Bukavu le Sud-Kivu, les autorités ont annoncé jeudi dernier la confirmation d’un nouveau cas de maladie à virus Ebola, désormais touchée par l’épidémie qui progresse dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Selon le bilan , il s’agit d’un homme de 28 ans en provenance de Kisangani, dans la province de la Tshopo (est), qui est décédé avant la confirmation du diagnostic. Son inhumation a été effectuée conformément aux protocoles sanitaires en vigueur.
Le M23 a précisé que plus de 200 échantillons suspects avaient déjà été prélevés dans les zones libérées et transmis à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, aussi contrôlé par le M23, pour analyse.
à Goma, un cas confirmé reste actuellement pris en charge sous surveillance médicale stricte, tandis que les contacts identifiés ont été isolés.
Au cours des dernières 24 heures, les autorités sanitaires congolaises et l’Organisation mondiale de la santé ont signalé une aggravation de l’épidémie à travers le pays, avec environ 600 cas suspects et 139 décès probables recensés depuis le début de l’épidémie déclarée le 15 mai dernier.
La maladie, partie principalement de la province voisine de l’Ituri, s’est étendue au Nord-Kivu et désormais au Sud-Kivu, tandis que deux cas confirmés ont également été signalés en Ouganda voisin.
M. M.