«Dkhoul Fi Nouba» revient le 16 octobre sous le signe du temps et de la mémoire : Leïla Borsali fait revivre l’héritage andalou

Sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts, l’Opéra d’Alger, en collaboration avec l’artiste Leïla Borsali, organise la 12e édition de «Dkhoul Fi Nouba», le 16 octobre un rendez-vous consacré à la valorisation et à la transmission du patrimoine musical andalou.
Placée cette année sous le thème «Zaman El wassl», cette nouvelle édition propose une exploration artistique autour du temps, de la mémoire et de la continuité d’un héritage musical profondément ancré dans la culture algérienne.

À travers ce thème, les organisateurs mettent en avant une approche symbolique fondée sur le chiffre 12, qui relie les douze noubas de la musique andalouse, les douze heures du cycle quotidien et la douzième édition de cet événement culturel. Cette correspondance donne à la manifestation une dimension particulière, en établissant un dialogue entre le patrimoine musical, le passage du temps et la transmission des traditions aux nouvelles générations. La musique andalouse occupe une place importante dans le paysage culturel algérien.

Héritière d’une longue histoire, elle repose sur un répertoire riche, structuré autour de formes musicales, de rythmes et de compositions transmis au fil des générations. Sa préservation constitue un enjeu majeur pour les artistes et les institutions culturelles qui œuvrent à maintenir vivante cette expression du patrimoine national. Dans cette perspective, «Dkhoul Fi Nouba» s’inscrit dans une démarche visant à faire découvrir cette richesse musicale à un public toujours plus large, tout en encourageant la continuité des pratiques artistiques traditionnelles.

La collaboration entre l’Opéra d’Alger et Leïla Borsali témoigne de l’importance accordée à la rencontre entre les institutions culturelles et les artistes engagés dans la valorisation de ce répertoire.
Le choix de «Zaman El wassl» place ainsi la notion du temps au cœur de cette édition.
Au-delà de sa dimension symbolique, ce thème invite à réfléchir à la manière dont la musique traverse les époques, conserve la mémoire collective et continue de trouver sa place dans la société contemporaine.
Il rappelle également le rôle des interprètes dans la transmission d’un patrimoine qui se nourrit à la fois du respect des traditions et de leur renouvellement artistique. Cette 12e édition de «Dkhoul Fi Nouba» contribue à faire découvrir la musique andalouse et à préserver ce patrimoine emblématique de l’identité
culturelle algérienne.

A. S.