L’Algérie n’aborde pas les crises du Sahel en tant qu’acteur externe, mais comme un partenaire authentique, conscient que la stabilité de ses voisins est une condition essentielle pour sa propre stabilité.» La formule est du Général d’Armée Saïd Chanegriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale et chef d’état major de l’Armée nationale populaire, qui effectue depuis ce samedi une visite de travail et d’inspection en 3e Région militaire, d’après un communiqué du ministère de la Défense nationale.
Reçu au siège du commandement de la région à Béchar par le Général major Nasreddine Fodhil, il a d’abord observé un moment de recueillement devant la stèle du martyr Moustapha-Ben-Boulaid, dont le siège porte le nom, avant de déposer une gerbe de fleurs. Il s’est ensuite adressé aux cadres et aux personnels de la région, une allocution suivie en visioconférence par l’ensemble des effectifs.
Il y a affirmé que l’Algérie «a toujours été un facteur de stabilité dans sa sous région», grâce à son attachement aux liens de fraternité, de solidarité et de bon voisinage, ainsi qu’au respect de la souveraineté et de l’indépendance des États, conformément au droit international.
Il a rappelé que le président Abdelmadjid Tebboune insiste sur le lien indissociable entre sécurité et développement face aux défis du Sahel, et que l’aide apportée par l’Algérie aux pays de la zone, sur les plans économique, social et militaire, découle d’une conviction, celle que leur sécurité prolonge naturellement la sienne.
Pour le général d’armée, le développement global reste la meilleure protection des populations contre le terrorisme, l’extrémisme et les crimes qui leur sont liés. Il en a voulu pour preuve le lancement de projets structurants destinés à renforcer les infrastructures communes et à créer de nouvelles perspectives de développement.
À l’issue de la rencontre, il a écouté les préoccupations et les suggestions des personnels, qui se sont dits déterminés à poursuivre leurs efforts, notamment pour la sécurisation des frontières et la protection du territoire national contre toutes les menaces. Ces déclarations interviennent alors que les relations entre l’Algérie, le Mali et le Niger retrouvent leur cours normal, après près d’un an de froid.
Farid B.
Chanegriha sur le Sahel : «L’Algérie n’est pas un acteur externe»
