Téhéran a répondu à la dernière proposition américaine, mais sans en épouser la logique.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a confirmé que la réponse était partie, tout en jugeant le texte semblable aux précédents, centré sur le nucléaire quand l’Iran entend placer le détroit d’Ormuz au centre de la discussion.
Il a par ailleurs démenti que le programme nucléaire ait été abordé lors des derniers échanges, qualifiant de dénuées de tout fondement les affirmations selon lesquelles son pays aurait accepté des inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique. La réouverture du détroit, a-t-il insisté, dépend de mesures que Washington doit prendre, à commencer par la fin des entraves imposées à la navigation iranienne.
Le message a été renforcé le même jour, dimanche dernier, par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf. Selon l’agence Tasnim, il a déclaré devant les députés que le passage ne rouvrirait pas tant que les sept conditions fixées par Téhéran ne seraient pas remplies. Se réclamant d’une stratégie de puissance et de rationalité, il a affirmé que l’Iran ne reculait ni ne se laissait intimider, et qu’il combattait et négociait à la fois.
Ghalibaf a promis que son pays serait pleinement présent sur le terrain militaire et réserverait de nouvelles surprises à l’adversaire. La diplomatie, a-t-il ajouté, sert dans le même temps à consolider cette supériorité sur le champ de bataille et à faire valoir les droits du peuple iranien. Une manière de dire que, pour Téhéran, la négociation n’est pas une alternative à la pression, mais son prolongement.
M. M.
Bras de fer dans le Golfe : le détroit d’Ormuz restera fermé, prévient Téhéran
