Pas de livraison clés en main, mais une technologie implantée et développée sur place. C’est le message porté à Alger par des responsables russes, à quelques jours du troisième sommet Russie-Afrique, prévu les 28 et 29 octobre 2026 à Moscou. Lors d’une conférence du comité média du sommet, le ministre-conseiller de l’ambassade de Russie, Alexeï Kotchichkov, a présenté les technologies de son pays comme un socle fiable pour un développement souverain, tout en appelant à harmoniser les législations.
Le représentant commercial Alexeï Chatilov a détaillé l’offre des entreprises russes, de la cybersécurité à la ville intelligente, en passant par l’éducation numérique et la finance. Il a aussi plaidé pour la création d’un opérateur national algérien, avec l’idée de conquérir ensemble d’autres marchés africains.
Même discours côté énergie. Le vice-ministre Edouard Chérémétsev a rappelé que des centaines de projets d’intelligence artificielle sont en cours dans le secteur russe, et invité l’Algérie à adapter ces outils à ses besoins, à former des compétences locales et à mener des projets communs.
Pour lui, la souveraineté technologique, c’est la capacité de développer ses technologies vitales, de protéger ses infrastructures et de décider selon ses intérêts nationaux. La coopération s’accélère, selon les intervenants. Le ministre algérien Noureddine Ouadah s’est rendu en Russie cette année, des formations en cybersécurité se tiennent en Algérie, et le nucléaire civil de Rosatom pourrait alimenter les centres de données.
A. G.
Avant le sommet Russie-Afrique : Moscou veut co-développer ses technologies avec Alger
