L’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a présidé l’inauguration du premier centre dédié aux technologies et à l’innovation dans les systèmes d’enseignement virtuel.
Implanté au pôle scientifique et technologique Chahid Abdelhafid-Ihdaden à Sidi Abdallah, cet établissement marque un tournant décisif pour l’université algérienne.
En présence du conseiller du président de la République chargé de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle, Nasreddine Ben Tifour, ainsi que des professeurs Elias Zerhouni et Mustapha Khiati, à l’origine de cette initiative, le ministre a qualifié ce centre d’«étape stratégique» vers la modernisation du système éducatif.
Kamel Baddari a exprimé sa fierté devant ce nouvel édifice scientifique, qu’il a décrit comme la «première pierre» permettant à l’enseignement supérieur et à la recherche de suivre le rythme de la révolution de l’intelligence artificielle. Selon lui, l’objectif est clair : améliorer la qualité des formations et des productions académiques dans tout le pays.
Le ministre a souligné que ce centre s’appuie sur plusieurs piliers fondamentaux : une infrastructure numérique de pointe, des plateformes d’apprentissage virtuelles complètes, des ressources humaines hautement qualifiées, ainsi qu’un cadre réglementaire et éthique pour encadrer l’usage de l’IA dans
le milieu universitaire.
Kamel Baddari a affirmé que l’Algérie avance à pas sûrs vers une digitalisation globale et l’adoption des technologies modernes. «Nous devons préparer les métiers de demain. Il nous faut être au cœur de cette transformation rapide, au plus près de l’événement, plutôt que de rester à la marge face aux changements
accélérés que connaît le monde dans le domaine des technologies de l’information», a-t-il martelé.
Le ministre a également salué la rapidité avec laquelle le projet a été concrétisé, grâce à la proposition des professeurs Zerhouni et Khiati. Il a mis en lumière le rôle essentiel des compétences nationales établies à l’étranger et leur contribution continue à la progression et à la prospérité du pays.
Pour sa part, le professeur Elias Zerhouni, co-initiateur du projet, a confié qu’il n’imaginait pas que son idée se réaliserait aussi vite. «Le monde change à une vitesse fulgurante. La révolution de l’intelligence artificielle n’est pas une petite affaire : c’est un tsunami. La meilleure façon pour l’Algérie de ne pas rater cette vague, c’est l’éducation», a-t-il lancé. Il a appelé à développer ces technologies au sein du nouveau centre et à les déployer rapidement sur l’ensemble du territoire national.
Fateh H.
Algérie: Un centre d’excellence en IA pour révolutionner l’université
