Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a rencontré à Strasbourg la présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), Odile Renaud-Basso, en marge du septième Sommet de coopération Union européenne-Union africaine.
Selon un communiqué officiel, les échanges ont permis de dresser un état des lieux des relations de coopération entre l’Algérie et la BERD, dont elle est l’un des principaux contributeurs, et d’explorer de nouvelles perspectives.
La présidente de la Banque a réaffirmé la volonté de son institution d’accompagner l’Algérie dans sa stratégie de diversification économique, en soutenant le secteur privé et en renforçant la compétitivité nationale dans des domaines clés tels que l’agriculture et les énergies renouvelables.
Dans le même esprit, la Banque mondiale a confirmé dans son rapport de juin 2025 la résilience de l’économie algérienne, qui a poursuivi sa croissance en 2024 grâce à la vitalité des activités hors hydrocarbures et à l’amélioration des indicateurs macroéconomiques.
La production industrielle et les services, notamment l’industrie manufacturière et l’hôtellerie, ont bénéficié d’une demande intérieure soutenue et d’une saison agricole favorable, contribuant à une croissance de près de 5%.
Malgré une baisse de la production et des exportations d’hydrocarbures liée aux quotas et à la hausse de la consommation locale, le déficit du compte courant est resté limité à 1,7% du PIB, financé par l’épargne pétrolière sans alourdir la dette publique.
La Banque mondiale prévoit une croissance réelle de 3,3% en 2025, portée par un redressement progressif du secteur extractif et la stabilité des investissements publics.
Le rapport appelle toutefois à des réformes structurelles profondes du marché du travail, à l’amélioration du climat des affaires et au renforcement de la gouvernance économique.
Il recommande également de stimuler l’investissement direct étranger, notamment dans les technologies et l’expertise managériale, afin de permettre à l’Algérie de franchir un nouveau palier et de rejoindre progressivement la catégorie des pays à revenu élevé .
R. M.
Algérie–Europe:Un partenariat financier pour diversifier l’économie
