La justice algérienne a parlé ce dimanche, et avec la plus grande sévérité. La cour d’assises près le tribunal d’Alger a condamné à la peine capitale deux hommes reconnus coupables d’avoir importé et écoulé illégalement des drogues de synthèse. Les quantités en cause donnent le vertige : 144 kilogrammes, soit l’équivalent de 235 000 comprimés d’ecstasy. Autant de doses destinées à circuler parmi les jeunes, dans les quartiers, autour des lycées et des universités.
Le verdict s’appuie sur la loi 25-03 du 1er juillet 2025, relative à la prévention de la consommation de stupéfiants et de substances psychotropes et à la répression de leur usage et de leur trafic illicites.
Il montre que ce texte, adopté il y a à peine plus d’un an, n’est pas resté lettre morte et que les juges l’appliquent dans toute sa rigueur aux réseaux qui fabriquent de la dépendance en gros.
Ce jugement tombe à un moment qui n’a rien d’anodin.
Le 13 octobre, le numéro 72 du Journal officiel a publié la modification du Code pénal qui élargit le champ de la peine de mort. Elle frappe désormais quiconque enlève un enfant, par quelque moyen que ce soit, ou le torture, l’agresse sexuellement ou lui fait subir des sévices, sans possibilité de bénéficier de circonstances atténuantes. Face aux crimes qui s’en prennent aux plus vulnérables, le législateur a choisi de ne laisser aucune marge.
M. M.
Deux trafiquants condamnés à mort à Alger pour 144 kg de drogues de synthèse
