Plusieurs années après la livraison de leurs logements, les habitants du pôle urbain Bouhara-Abderrazak, à Didouche-Mourad, disent vivre au quotidien avec des problèmesqui traînent.
L’Union des habitants AADL 2 de Constantine et l’association Housn-El-Djiouar ont adressé un rapport au wali, daté du 4 octobre 2026 dans lequel ils réclament des solutions durables.
Le pôle, communément appelé Retba, compte 6 000 logements et plus de 18 000 habitants selon les deux associations.
L’eau est la première source d’inquiétude. La distribution est très irrégulière, sans programme fixe, et l’eau n’arrive dans le meilleur des cas qu’une fois tous les trois jours, pour une durée limitée et souvent la nuit. Fuites et pannes se succèdent sur le réseau, alors qu’une promesse de distribution 24 heures sur 24 avait été faite par l’ancien wali.
Les habitants dénoncent aussi deux points de rejet d’eaux usées à ciel ouvert, dont les travaux n’auraient jamais été achevés, une fuite sur une canalisation de 315 mm, des obstructions du réseau d’assainissement et des eaux qui s’accumulent dans certains sous-sols. Aucun nettoyage des avaloirs n’aurait été fait depuis la réception des logements, et l’éclairage public appelle selon eux une intervention «immédiate et urgente».
Les associations demandent un diagnostic technique global et un traitement définitif de ces «points noirs», plutôt que des réparations ponctuelles à répétition. Côté sécurité, un équipement destiné aux services de sécurité existe dans le pôle depuis la livraison des logements, mais n’est toujours pas entré en service. La polyclinique, elle, est jugée trop limitée au regard de la population desservie.
Les associations souhaitent la voir renforcée en personnel et en spécialités, dotée d’une ambulance et ouverte 24 heures sur 24, d’autant qu’elle se trouve près de l’autoroute Est-Ouest.
Les habitants regrettent enfin le manque d’équipements de proximité. Le pôle ne dispose que d’un seul stade et le nord de la wilaya n’a pas de piscine. Le bureau de poste fonctionne avec un seul guichet et un seul agent, sans raccordement au réseau, ce qui oblige ce dernier à utiliser une clé USB pour certains
services. Les associations signalent également les nuisances causées par la décharge publique et les élevages avicoles voisins.
Lotfi C
Constantine : les habitants d’AADL 2 interpellent le wali
