Rejet massif d’un scrutin jugé illégal : Boycott des élections dans les territoires sahraouis

Les appels au boycott des élections législatives marocaines s’intensifient dans les territoires sahraouis occupés pour rejeter la confiscation du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
L’organisation de ce scrutin dans un territoire en attente de décolonisation est qualifiée d’acte illégal visant à consacrer le statu quo et à légitimer l’occupation pour prolonger sa durée.

Le Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l’homme au Sahara occidental (CODESA) a souligné, dans un communiqué publié à la veille de ces élections, que l’inclusion de la partie occupée du Sahara occidental dans la circonscription électorale marocaine «constitue, au regard du statut juridique international du territoire soumis à la décolonisation, une violation du droit international et une confiscation du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination». Il a rappelé que le territoire figure sur la liste des Nations unies des territoires non autonomes depuis 1963.

L’organisation a insisté sur le fait que l’essence de l’autodétermination ne peut être remplacée par une simple participation aux institutions ou aux élections de la puissance occupante, mais requiert de garantir au peuple concerné l’expression libre et véritable de sa volonté politique dans le cadre de la décolonisation.Dans le cadre de cette contestation, des plateformes militantes ont relayé sur les réseaux sociaux la campagne portant le hashtag «Mon vote pour un Sahara libre», appelant au boycott et dénonçant l’instrumentalisation du scrutin pour imposer l’allégeance.

En réponse, des dizaines de Sahraouis ont manifesté dans les villes occupées pour exprimer leur rejet de ce scrutin illégal.
L’Association sahraouie des victimes des violations graves (ASVDH) a rapporté que des militantes pacifistes à Boujdour ont été la cible d’agressions et d’incursions domiciliaires des forces desécurité, imputant à l’État occupant la responsabilité de ces violences.

Par ailleurs, les prisonniers politiques du groupe de Gdeim Izik ont exhorté la population à boycotter cette mascarade, appelant à rejeter la répression et les tentatives d’intégration forcée.

M. M.