Une mission archéologique égypto-espagnole a découvert une tombe datant de la fin de la 5e dynastie, vers 2400 av. J.-C., soit il y a environ 4 400 ans, dans la nécropole de Saqqarah, au sud du Caire.
La tombe appartenait à un juge chargé notamment d’examiner les plaintes et les requêtes de la population, selon le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités.
Le propriétaire de la tombe, nommé Younmin, vivait sous le règne du roi Djedkarê Isési et occupait plusieurs fonctions judiciaires importantes.
Parmi ses responsabilités figurait notamment l’examen des requêtes et des plaintes des habitants, une mission qui témoigne de l’organisation administrative de l’État égyptien antique.
La découverte a été réalisée lors de la campagne de fouilles menée en 2026 dans la zone connue sous le nom de «nécropole de Mariette», au nord de Saqqarah.
Selon Amr El-Taïbi, directeur général de la zone archéologique de Saqqarah, la fonction de Younmin était liée au concept de «Maât», qui représentait la vérité, la justice, l’ordre et l’équilibre dans l’Égypte ancienne. Une deuxième chapelle de la tombe était consacrée à son père, Ity, qui exerçait des fonctions de scribe liées à la gestion des terres agricoles
et des offrandes.
La mission travaille dans le cadre d’un projet scientifique commun entre l’Université autonome de Barcelone, en Espagne, et le Conseil suprême des antiquités égyptiennes.
Les recherches et les fouilles se poursuivent dans la zone située au nord de Saqqarah.
Hicham El-Leithy, secrétaire général du Conseil suprême des antiquités, a souligné que cette découverte apporte de nouvelles informations sur la nécropole de Saqqarah à la fin de la 5e dynastie.
Elle permet également de mieux comprendre l’architecture et les décors des tombes, ainsi que les fonctions administratives occupées par les hauts responsables de l’État à cette époque.
Les murs de la chapelle sont décorés de reliefs de grande qualité représentant différentes activités agricoles ainsi que des processions transportant des offrandes vers la tombe.
Une grande partie de ces scènes a conservé ses couleurs originales, offrant ainsi un témoignage précieux sur l’art et la vie quotidienne de l’Égypte ancienne.
Amina S.
Une tombe datant de 2400 av. J.-C. mise au jour à Saqqarah : Une découverte archéologique exceptionnelle en Égypte
