Pyromanes, auteurs des kidnapping d’enfants: Bientôt le retour à l’exécution de la peine de mort

Pas de temps à perdre ! Le projet de loi portant révision du Code pénal a été bel et bien examiné hier par le Conseil des ministres sous la présidence d’Abdelmadjid Tebboune qui avait ordonné, il y a une semaine, le Garde des Sceaux d’accélérer la procédure, après les incendies ravageurs qui ont touché plusieurs
wilayas du pays.
Le projet vise à rétablir la peine de mort contre les pyromanes impliqués dans des incendies volontaires. À l’issue de la réunion, le Président a ordonné que les révisions concerne uniquement le rétablissement de la peine de mort contre « les personnes auteurs d’incendies et celles les pannifient ». Ce châtiment va également être retabli contre les auteurs de kidnapping d’enfants et leurs assassins ». Comprendre que la machine judiciaire est désormais actionné, une semaine après l’engagement présidentiel.
En effet, la peine capitale n’est pas une nouveauté dans le texte pénal, puisqu’elle est prévues déjà par ce même code pour plusieurs infractions graves, mais aucune exécution n’a eu lieu depuis 1993, l’Algérie observant depuis cette année un moratoire de fait. L’espionnage, les actes de terrorisme, la participation à des bandes armées ou à des mouvements insurrectionnels, l’incendie criminel, le meurtre aggravé, la trahison, les actes de torture et l’enlèvement, sont autant de crimes et d’infractions pour lesquelles la peine de mort est prononcée.
Pour rappel, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné, il y a exactement une semaine, de modifier, avant le 15 septembre, le Code pénal afin de réinstaurer la peine de mort, avec exécution, à l’encontre des individus impliqués dans les incendies volontaires.
Au ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tebboune avait mis l’accent sur l’impératif de soumettre, « cette semaine », la modification du Code pénal concernant les individus impliqués dans des incendies volontaires au Gouvernement, avant d’être présentée à l’Assemblée populaire nationale (APN). Et « celui qui pense que la loi ne sera pas appliquée doit savoir que la société et la justice lui demanderont des comptes », avait-il averti. Voilà donc.
Chose promise, chose faite. Les pyromanes devront réfléchir à deux fois avant de tenter toute action criminelle contre la forêt et au-delà les personnes. Maintenant que la machine législative est mise en marche, rien ne pourra l’arrêter puisque le Parlement est complètement acquis au Président qui dispose de la majorité dans les deux chambres (APN et Sénat) pour faire passer son projet.
Farid B.