Le drame s’est achevé dimanche après-midi au cimetière de la commune d’El Ghassoul. Ayoub, dix ans, tombé mercredi dernier dans un puits artésien à sec de la région d’Er-Rokn, y a été inhumé en présence du wali d’El Bayadh, Nourredine Belaâribi, des autorités civiles et militaires, ainsi que d’une foule nombreuse venue accompagner sa famille dans ce dernier adieu.
L’issue tant redoutée était survenue la veille au soir. Après quatre jours de recherches ininterrompues, les éléments de la Protection civile d’El Bayadh sont parvenus à localiser l’enfant et à extraire sa dépouille du fond de l’ouvrage, au lieu-dit Rekenna, dans la commune de Ghassoul.
L’opération aura mobilisé, durant tout ce temps, d’importants moyens humains et matériels, dans un élan de solidarité associant la Protection civile, les autorités locales, différents organismes et de simples citoyens venus prêter main-forte. Mais la configuration du puits 80 mètres de profondeur pour à peine 40 centimètres de diamètre a rendu l’intervention extrêmement délicate, limitant les possibilités d’accès et contraignant les secours à une course contre la montre dans des conditions particulièrement périlleuses.
Ce nouveau drame relance la question de la sécurisation des puits artésiens abandonnés, ces ouvrages qui permettent à l’eau souterraine de remonter naturellement à la surface sous l’effet de la pression des nappes phréatiques.
Livrés à l’abandon, sans clôture, sans couvercle ni signalisation, ils se transforment en pièges invisibles, en particulier pour les enfants, rappellent régulièrement les services de la Protection civile, qui insistent sur l’obligation de sécuriser ou de combler tout ouvrage hors d’usage.
N. C.
Le petit Ayoub inhumé, après quatre jours d’angoisse autour d’un puits artésien
