Les partis politiques se projettent déjà dans les élections locales (APC et APW) qui doivent être organisées avant le mois de décembre prochain. à peine sortis des élections législatives, avec des résultats satisfaisants pour les uns et décevant pour les autres, ces formations entament les préparatifs du prochain scrutin. C’est surtout les jeux de coulisses pour le choix des candidats qui sont lancés.
Le FFS a anticipé en commençant à se préparer aux municipales au même moment où il préparait les législatives. Le plus vieux parti de l’opposition n’a eu que 22 sièges de députés, insuffisant pour avoir un groupe parlementaire.
Il se focalise à présent sur les élections locales, avec l’objectif de réaliser de meilleurs résultats.
La prochaine réunion du Conseil national du parti sera consacrée à ces échéances.
Le Rassemblement pour la culture et la démocratie est lui aussi dans cette perspective. Après avoir effectué son retour à l’APN, avec un score mitigé de trois députés seulement, il aspire à parachever son retour à la vie institutionnelle du pays en participant aux élections locales.
Au niveau de ses bureaux régionaux, les débats sont lancés sur ce rendez-vous.
Les potentiels candidats ont commencé à travailler dans cette perspective. Pendant ce temps, les partis qui ont raflé la majorité au sein de l’APN, à savoir le FLN et le RND, ont les yeux braqués sur les élections locales, mais sans bruit pour le moment. Mais au niveau local, les choses commencent à bouger en vue de la constitution des listes de candidature. Les deux partis veulent préserver leur majorité au sein des assemblées locales.
Les indépendants aussi ont commencé à préparer ces échéances. C’est le cas de la liste Tafrara dans la wilaya de Bouira. Après avoir échoué aux élections législatives, les meneurs de cette liste se concentrent actuellement sur les élections locales.
Ils expliquent que cette liste n’est pas une simple liste électorale liée à une échéance précise et dont le rôle prendrait fin avec elle. Ce projet s’appuie sur le renouvellement de l’action politique, la mise en valeur des compétences, l’autonomisation des jeunes, ainsi que l’ancrage des valeurs de citoyenneté et de responsabilité. Pour eux, la politique deviendra un moyen de servir le citoyen et de réaliser le développement, et non une simple course aux postes. «Nous sommes convaincus que la construction d’une Algérie forte commence par les initiatives locales et se renforce par la participation des citoyens au façonnage de leur avenir», ont-ils expliqué. Ils travaillent désormais sur les élections locales .
Fateh H.
Après les législatives:Les partis braqués sur les élections locales
