Hépatites virales: L’Algérie fixe le cap de 2030 pour leur éradication

Eradiquer les hépatites virales en tant que menace pour la santé publique d’ici 2030 : c’est l’engagement réaffirmé mardi à Alger par le ministre de la Santé, le Pr Mohamed Seddik Aït Messaoudène, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite.
Un objectif calé sur celui fixé par l’Organisation mondiale de la santé, et que l’Algérie entend atteindre en intensifiant, dans les années à venir, ses actions de prévention, de dépistage et de prise en charge.
Dans une allocution lue en son nom par le chef de cabinet du ministère, le Dr Hadj Maâti Khalil Reda, lors d’une rencontre organisée à Alger sous le thème «Hépatite : briser les barrières», le ministre a présenté la lutte contre ces pathologies comme une priorité nationale de santé publique. Au-delà de la portée symbolique de la journée, ce rendez-vous a surtout servi de point d’étape : évaluer les progrès accomplis, identifier les défis persistants, et renouveler la mobilisation autour d’une feuille de route déjà engagée.
Cette feuille de route porte un nom : le Plan national stratégique d’élimination des hépatites virales 2024-2027. Élaboré selon une démarche participative associant secteurs concernés, experts et société civile, il repose, selon le ministre, sur trois piliers le renforcement de la prévention, le dépistage précoce et l’amélioration continue de la prise en charge thérapeutique.
Sur le terrain, plusieurs acquis ont été mis en avant. La vaccination contre l’hépatite B figure au calendrier national de vaccination des enfants depuis 2003 un dispositif
désormais généralisé qui constitue l’un des piliers de la stratégie algérienne. À cela s’ajoutent le renforcement du dépistage des hépatites B et C et une intensification des campagnes de sensibilisation, menées en partenariat avec les secteurs concernés et les acteurs de la société civile.
Le ministre a également rappelé les efforts engagés pour sécuriser les transfusions sanguines et consolider les mécanismes de prévention au sein des établissements de santé.
Le ministre a conclu son intervention en insistant sur la nécessité de maintenir la mobilisation de l’ensemble des partenaires, afin de réduire durablement les nouvelles infections et les décès liés aux hépatites virales. Un défi retient particulièrement l’attention des autorités sanitaires : celui de l’élimination de la transmission du virus de l’hépatite B de la mère à l’enfant, considérée comme un maillon essentiel de la stratégie nationale.
Lotfi L-.E.