Du SILA au livre numérique: Bendouda dessine l’avenir de l’industrie de l’édition

Ala Bibliothèque nationale d’El Hamma une question a traversé toute la matinée, comment transforme-t-on une passion pour les livres en véritable industrie ? C’est autour de cette interrogation que Malika Bendouda a ouvert une journée d’étude consacrée à la formation des jeunes éditeurs, de l’idée jusqu’à l’industrie du livre.
Devant un parterre de jeunes éditeurs, de porteurs de projets culturels, d’auteurs et de professionnels de la filière, la ministre de la Culture et des Arts a posé le décor d’emblée.
Le développement de l’industrie du livre repose avant tout sur la formation des compétences, a-t-elle rappelé, ajoutant que le livre demeure un levier essentiel pour l’éveil de la conscience collective et l’enrichissement de la culture nationale.
Une rencontre organisée par le Centre national du livre, qui s’inscrit dans une stratégie plus large de professionnalisation du secteur éditorial.
Malika Bendouda n’a pas manqué de rappeler les efforts déjà engagés par l’État, à travers un cadre législatif adapté, la création du CNL et le déploiement d’un réseau de 45 bibliothèques principales de lecture publique. Mais c’est surtout sur les annonces à venir que la ministre a porté l’attention.
Un nouvel établissement verra prochainement le jour pour gérer le Salon international du livre d’Alger ainsi que les salons nationaux, une structuration qui répond à une logique de professionnalisation des grands rendez-vous éditoriaux du pays. Autre annonce notable, l’adhésion du ministère au guichet unique du ministère des Finances, censée fluidifier les opérations d’importation et d’exportation du livre, un point sensible pour une filière encore largement dépendante des échanges internationaux.
La ministre a également évoqué le lancement prochain d’un festival international dédié au livre pour enfants, et surtout réaffirmé un engagement fort de l’État; celui d’acquérir jusqu’à 75% de la production des éditeurs afin de soutenir financièrement la filière.
Une mesure qui, sur le terrain, pèse directement sur la viabilité économique des maisons d’édition.
La journée d’étude s’est ensuite déclinée en plusieurs volets techniques, retraçant l’ensemble de la chaîne du livre, des étapes de production aux techniques de publication, en passant par le cadre législatif, les contrats d’édition, la négociation des droits et obligations, sans oublier les enjeux désormais incontournables du livre numérique et audio.
A. S.