Chaque année, plus de 350 000 femmes meurent du cancer du col de l’utérus, rappelle l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à l’occasion de la première Journée mondiale de l’élimination du cancer du col de l’utérus, célébrée désormais le 17 novembre.
Dans un communiqué, l’OMS souligne que cette journée constitue une opportunité cruciale pour mettre fin à une maladie évitable, qui reste la quatrième forme de cancer la plus fréquente chez les femmes.
«Des outils existent pour éliminer ce cancer», insiste l’organisation, qui considère cette initiative comme une étape historique dans les efforts mondiaux de santé publique. La campagne repose sur trois objectifs majeurs : vacciner 90% des filles contre le papillomavirus humain (HPV), dépister 70% des femmes afin de détecter précocement les lésions précancéreuses et traiter 90% des patientes atteintes de lésions ou de cancers invasifs. Ces mesures visent à garantir que chaque femme et chaque jeune fille, partout dans le monde, ait accès à des soins vitaux.
La journée mondiale devient ainsi une plateforme de plaidoyer, de mobilisation de ressources et d’accélération des services de santé.
«De plus en plus de pays intensifient la vaccination contre le HPV, améliorent le dépistage et étendent les traitements», a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, affirmant que le monde se rapproche d’un avenir sans cancer du col de l’utérus.
L’Alliance pour le Vaccin (GAVI) et ses partenaires ont déjà atteint l’objectif ambitieux de vacciner 86 millions de jeunes filles d’ici fin 2025. Les données officielles de couverture vaccinale, établies par l’OMS et l’UNICEF, seront publiées en juillet 2026.
Cette première Journée mondiale marque un tournant : elle incarne l’espoir d’une génération de femmes protégées et d’un monde où le cancer du col de l’utérus pourrait enfin disparaître .
R. M.
Cancer du col de l’utérus:Plus de 350 000 femmes meurent chaque année
