Dans un geste d’apaisement, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a exprimé sa volonté de tourner la page des tensions avec la France. Ses récentes déclarations ont été perçues comme un signal positif pour la reprise du dialogue bilatéral par la porte-parole du gouvernement français, Sophie Primas .
Saluant les propos présidentiels, Mme Primas y a vu « une intention d’ouvrir un nouveau chapitre » dans les relations entre les deux pays.
Elle a qualifié ces déclarations de « porte d’entrée pour reprendre le dialogue et discuter des questions sensibles ».Le président Tebboune a en effet clarifié sa position, jugeant que la résolution de la crise passe désormais par son homologue français Emmanuel Macron, désigné comme son « unique référence ». Une main tendue vers Paris pour aplanir les divergences sur plusieurs dossiers épineux.
Parmi les sujets de friction figurent notamment la question des ressortissants algériens sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français, que l’Algérie refuse d’accueillir, ainsi que l’affaire de l’écrivain franco-algérien Djamel Sansal, emprisonné pour ses écrits.Le ton apaisant du président algérien tranche avec ses précédents propos, où il pointait du doigt le parti pris français en faveur du plan d’autonomie au Sahara occidental, une revendication d’origine coloniale française selon Alger.De son côté, Paris semble divisé entre deux approches contradictoires.
D’un côté, une ligne dure et punitive prônée par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, de l’autre une voie diplomatique défendue par le chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian, face au lobby
d’extrême droite à l’Assemblée. Bien que des divergences persistent sur le dossier du Sahara occidental, où la France soutient le Maroc, ou encore sur l’affaire Sansal, les déclarations des dirigeants des deux pays laissent augurer d’un climat d’apaisement propice à un dialogue constructif.
F. B.
