Apartir du mardi 14 octobre, Microsoft cessera définitivement de fournir des mises à jour pour Windows 10. Ce retrait marque la fin du support technique, des correctifs de sécurité et des améliorations fonctionnelles pour un système lancé en 2015 et encore utilisé par des centaines de millions de personnes à travers le monde.
Si cette décision s’inscrit dans la transition vers Windows 11, elle soulève de vives inquiétudes en matière de cybersécurité. Privés de mises à jour, les utilisateurs de Windows 10 deviendront particulièrement vulnérables aux nouvelles menaces. «Sans correctifs, les failles de sécurité resteront ouvertes et feront de ces ordinateurs des cibles privilégiées», a prévenu Martin Kraemer, expert en cybersécurité chez KnowBe4. Microsoft encourage ses clients à migrer vers Windows 11, mais beaucoup d’ordinateurs restent incompatibles avec cette nouvelle version. Pour pallier cette contrainte, l’entreprise propose une formule payante de mises à jour prolongées durant un an, facturée 30 dollars (25,44 euros). Une option jugée insuffisante par de nombreuses associations de consommateurs, qui dénoncent une forme d’obsolescence programmée. En France, l’UFC-Que Choisir et HOP réclament des mises à jour gratuites jusqu’en 2030, tandis qu’aux États-Unis, Consumer Reports critique la vente récente de machines incapables de supporter Windows 11. Selon les estimations, près de 650 millions de personnes utilisent encore Windows 10, dont environ 400 millions d’appareils non compatibles avec la migration vers Windows 11. Pour les utilisateurs concernés, les antivirus peuvent constituer une protection temporaire, mais ils ne remplacent pas les mises à jour système .
N. C.
Windows 10 : Microsoft met fin aux mises à jour, des millions d’utilisateurs exposés

