L’Algérie s’est imposée en 2025 comme l’un des pays arabes les plus dynamiques dans le développement de l’énergie solaire, enregistrant une progression spectaculaire de ses importations de panneaux solaires chinois. Celles-ci sont passées de 0,35 gigawatt en 2024 à 2,10 gigawatts en 2025, soit le taux de croissance le plus élevé du monde arabe, selon des données publiées, ce lundi, par l’Unité de recherche sur l’énergie solaire.
Cette évolution traduit l’accélération des projets solaires inscrits dans le plan national de diversification énergétique, visant à réduire la dépendance au gaz naturel pour la production d’électricité.
Au cours des onze premiers mois de 2025, les importations algériennes ont atteint environ 2,02 gigawatts, contre seulement 160 mégawatts sur la même période en 2024.
Le mois de novembre a marqué un record avec 450 mégawatts, représentant à lui seul près de 22% des importations annuelles.
À titre de comparaison, en 2024, les importations étaient limitées à cinq mois, avec un pic de seulement 0,20 gigawatt en décembre.
Dans le classement régional, les Émirats arabes unis arrivent en tête avec 9,54 gigawatts, suivis de l’Arabie saoudite avec 8,82 gigawatts malgré un recul notable. L’Égypte et l’Irak ont également enregistré des hausses significatives, tandis que l’Algérie s’est distinguée par la plus forte croissance relative.
Cette dynamique s’inscrit dans un programme national supervisé par Sonelgaz, visant l’ajout de 3 000 mégawatts d’énergies renouvelables.
Parmi les projets phares figurent les 15 centrales solaires réparties sur 12 wilayas pour une capacité de 2 gigawatts, le projet «Solar 1000» de 1 gigawatt, ainsi que la centrale d’El Abadla à Béchar. Le projet «Tafouk 1», considéré comme l’un des plus grands d’Afrique, prévoit une capacité totale de 4 gigawatts pour un investissement de 3,6 milliards de dollars et devrait générer 56 000 emplois durant la construction, ainsi que 2 000 emplois permanents.
Parallèlement, l’Algérie a engagé des discussions avec la société chinoise Longi, leader mondial de la fabrication de panneaux solaires, afin d’explorer la possibilité de localiser la production sur son
territoire. Cette coopération vise à renforcer la chaîne de valeur locale et à réduire la dépendance aux importations. Avec une capacité de production d’énergie renouvelable estimée à 619 mégawatts fin 2025 et un objectif de 15 000 mégawatts d’ici 2035, l’Algérie confirme son ambition de devenir un acteur majeur de la transition énergétique dans la région.
Samira G.
Transition énergétique nationale: Bond spectaculaire des importations solaires en 2025

