Sommet de l’UA: L’eau et la paix au cœur d’un continent sous pression

Du 11 au 15 février, les dirigeants africains se réunissent à Addis-Abeba pour le 39e Sommet de l’Union africaine, dans un contexte mondial tendu.
Au cœur des priorités : la sécurité hydrique, érigée en urgence stratégique, et la réponse aux crises persistantes de paix et de sécurité.
Ce sommet intervient à un moment critique pour concrétiser les ambitions du second plan décennal de l’Agenda 2063. Face à un multilatéralisme affaibli et à des rivalités géopolitiques croissantes, l’Afrique doit transformer ses aspirations en actions tangibles pour affirmer son rôle sur la scène mondiale.
Avec plus de 300 millions d’Africains privés d’eau potable et une demande qui devrait exploser, la thématique «Garantir une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs» est plus qu’un défi de développement : c’est un impératif de stabilité. Le changement climatique aggrave la pression, menaçant agriculture, énergie et santé, avec des risques accrus de conflits et de déplacements.
Les crises au Sahel, en RDC, au Soudan et la multiplication des coups d’État imposent une réponse africaine renforcée. Les attentes sont fortes pour une réforme opérationnelle de l’architecture de paix et de sécurité du continent, incluant le déploiement efficace de la Force africaine en attente et un financement pérenne. Ce sommet doit donc être celui des décisions structurantes : pour sécuriser les ressources en eau, renforcer la souveraineté alimentaire et consolider la paix par des solutions africaines, dans un monde de plus en plus fragmenté.
M. M.