Sécurité, terrorisme, eau, réformes: L’UA face à ses défis existentiels

Les travaux de la 48e session du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) se sont ouverts hier mercredi dans la capitale éthiopienne, avec la participation du ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, mandaté par le président Abdelmadjid Tebboune.
Cette réunion ministérielle prépare le Sommet de l’UA prévu ce week-end et s’annonce décisive pour l’avenir du continent.
Au cœur des débats figurent les rapports issus de la 51e session ordinaire du Comité des représentants permanents (COREP), la participation de l’UA au G20, ainsi que les dossiers stratégiques liés au Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), au NEPAD, aux réformes du Conseil de sécurité de l’ONU et aux changements climatiques.
Les ministres devront également procéder à l’élection de nouveaux membres du Conseil de paix et de sécurité africain (CPS), de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, ainsi que du Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant.
Le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a insisté sur la gravité des défis actuels : instabilité politique, crises sécuritaires, conflits persistants et menace terroriste, notamment au Sahel et dans la Corne de l’Afrique. Il a salué le retour de la Guinée et du Gabon au sein de l’organisation, après des transitions jugées réussies, tout en rappelant que les changements anticonstitutionnels demeurent une préoccupation majeure.
Le thème retenu pour cette année, «l’eau et l’assainissement», illustre l’urgence de protéger cette ressource vitale face aux bouleversements climatiques. Mahmoud Ali Youssouf a également souligné l’importance de mettre en œuvre le deuxième Plan décennal de l’Agenda 2063, de renforcer la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et de mobiliser des financements innovants en partenariat avec le secteur privé et la société civile. Dans une conjoncture délicate, l’UA cherche à affirmer son rôle moteur dans la paix, la sécurité et le développement. «Un leadership déterminé et des priorités stratégiques claires seront les clés de notre succès», a conclu le président de la Commission, en remerciant l’Angola pour son leadership à la tête de l’organisation.
Malik M.