Le géant français de l’énergie Engie se trouve au cœur d’une tempête diplomatique après avoir été épinglé par l’Observatoire international pour les ressources du Sahara Occidental (WSRW) pour ses activités illégales dans ce territoire occupé.
L’entreprise est accusée d’avoir développé des infrastructures électriques alimentant le secteur agricole de Dakhla, ville située dans la partie du Sahara Occidental sous occupation marocaine. Ces installations s’inscrivent dans le cadre du plan marocain de développement des énergies renouvelables, mais violent clairement le droit international selon les experts.
Le droit international est formel : toute exploitation des ressources d’un territoire non autonome sans le consentement de sa population constitue un pillage illégal. Pourtant, Engie persiste à mener des projets énergétiques dans la région, dont un controversé de production d’hydrogène vert, bénéficiant principalement aux entreprises agro-industrielles proches du pouvoir marocain. La France, par la voix de son ministre de l’Économie Bruno Le Maire, a clairement affiché son soutien à ces activités illégales en annonçant son intention de financer un câble électrique reliant Casablanca à Dakhla. Un positionnement qui soulève de graves questions sur le respect par Paris de ses obligations internationales.
Malgré les mises en garde répétées et les condamnations de la Cour de justice de l’UE – qui a invalidé en octobre 2024 les accords UE-Maroc concernant le Sahara Occidental – Engie continue de justifier ses actions par de prétendues « consultations locales ». Un argument balayé par les juridictions internationales.
Ce scandale révèle l’impunité dont bénéficient les multinationales dans les territoires occupés, au mépris des droits fondamentaux des populations. La communauté internationale se doit de réagir face à ces agissements qui alimentent le conflit et privent le peuple sahraoui de ses ressources légitimes.n
Farid B.
Sahara Occidental: Le géant Engie prisdans un scandale

