Les récentes déclarations de Massad Fares Boulos, haut conseiller du président américain Donald Trump pour les affaires arabes et moyen-orientales, ont apporté un éclairage nouveau sur la dynamique des négociations relatives au conflit du Sahara occidental.
Dans un entretien télévisé, le responsable américain a clairement défini le cadre des discussions en cours, soulignant que les deux parties principales à ce différend sont le Maroc et le Front Polisario, tandis que l’Algérie et la Mauritanie participent en qualité d’observateurs, en raison de leur qualité de pays voisins directement concernés par la stabilité de la région.
M. Boulos a tenu à saluer expressément la position de l’Algérie, déclarant : «Nous remercions bien sûr la position du président Tebboune et de son équipe, en particulier son ministre des Affaires étrangères M. Attaf, pour leur soutien aux États-Unis et à la recherche d’une solution au Sahara qui soit acceptable pour les deux parties». Interrogé sur la nature exacte de la participation algérienne, il a précisé que l’Algérie et la Mauritanie participent en tant qu’observateurs, sans interférer dans les détails des discussions, mais en apportant un appui essentiel au processus négociateur et à la quête d’une solution mutuellement acceptable.
Ces éclaircissements interviennent après la tenue, les 8 et 9 février 2026 à Madrid, de réunions discrètes organisées au sein de l’ambassade des États-Unis.
Ces consultations, qui se sont déroulées dans la plus grande confidentialité, étaient consacrées à l’examen des modalités de mise en œuvre de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée
le 31 octobre 2025.
La présence aux discussions du représentant personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, a clairement signifié que l’administration américaine entend agir dans le strict cadre de la légalité internationale, sans tenter d’imposer quelque solution que ce soit en dehors
du processus onusien.
L’ambassade des États-Unis auprès des Nations unies a d’ailleurs confirmé sur la plateforme «X»
que Washington avait parrainé cette rencontre précisément pour appliquer les résolutions de l’ONU, en particulier la 2797, et qu’elle œuvrait conformément à la feuille de route définie par l’organisation internationale. Cette nouvelle dynamique diplomatique s’inscrit dans le cadre de l’application de la
résolution 2797, par laquelle le Conseil de sécurité a renouvelé pour une année complète, jusqu’au 31 octobre 2026, le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Le Conseil a également exhorté le secrétaire général de l’ONU et son envoyé personnel à poursuivre les efforts de facilitation du dialogue entre les parties.
Il convient de souligner qu’il s’agit de la première session de négociations directes entre le Front Polisario et le Maroc depuis la réunion de Manhasset en 2007, sur la base de la nouvelle résolution onusienne.
De son côté, le Front Polisario a réaffirmé sa disponibilité pleine et entière, en sa qualité de représentant légitime et unique du peuple sahraoui, à faire preuve de la flexibilité et de la coopération nécessaires avec les efforts internationaux en vue de parvenir à la solution attendue.
La communauté internationale observe avec attention ces développements, alors que l’Algérie continue d’apporter son soutien sans faille à un règlement pacifique et juste qui garantisse au peuple sahraoui son droit à l’autodétermination conformément aux principes consacrés par les Nations unies .
F. B.
Sahara occidental: L’Algérie, un acteur clé en soutien aux efforts de paix onusiens

