La récente signature d’un mémorandum d’entente entre le Maroc et les États-Unis concernant les minéraux stratégiques, intervenant lors d’une réunion ministérielle à Washington, soulève de graves questions sur le respect de ce cadre juridique.
Le Front Polisario a immédiatement réagi en mettant en garde les États et les entreprises contre toute implication dans l’exploitation des ressources naturelles du Sahara Occidental.
Cet avertissement est fondé et nécessaire. Toute activité d’extraction menée sans le consentement du peuple sahraoui constitue une violation du droit international, notamment des avis de la Cour internationale de Justice et des résolutions des Nations unies, qui affirment que les ressources d’un territoire non autonome ne peuvent être exploitées au bénéfice de la puissance occupante.
Cette initiative bilatérale maroco-américaine représente une tentative inquiétante de contourner l’autorité exclusive de l’ONU sur ce dossier. Elle vise à déplacer la question du Sahara Occidental du champ du droit et de la décolonisation vers celui des transactions économiques et des alliances stratégiques.
Cette approche cherche à créer des faits accomplis et à lier des intérêts économiques étrangers à une annexion non reconnue, afin de rendre plus complexe toute résolution future respectueuse de la volonté du peuple sahraoui.
La communauté internationale doit rester vigilante face à cette stratégie. Le cadre légal pour régler la question du Sahara Occidental existe et demeure onusien.
Aucun accord commercial ou minier, aussi avantageux soit-il pour certaines parties, ne peut supplanter le principe fondamental du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Les ressources du Sahara Occidental – qu’il s’agisse de phosphates, de terres rares ou de potentiels énergétiques – appartiennent au peuple sahraoui. Leur exploitation ne peut légitimement intervenir qu’après l’exercice par ce peuple de son droit à l’autodétermination, dans le cadre d’un processus libre, juste et supervisé par les Nations unies.
Malik.M.
Ressources du Sahara Occidental: L’alerte du Polisario

