Un jalon majeur vient d’être franchi dans le centre-ouest du Japon : le réacteur N°6 de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, la plus grande du monde en puissance installée, a été relancé hier lundi par Tokyo Electric Power Company (Tepco).
Cette mise en marche intervient après une première tentative avortée en janvier, stoppée par le déclenchement d’une alarme. À 14h00, Tepco a procédé au retrait des barres de contrôle, confirmant ainsi la remise en service du réacteur. L’opérateur a expliqué que l’interruption précédente était due à une erreur de configuration : l’alarme avait détecté de légères variations électriques dans un câble, bien qu’elles soient restées dans une plage jugée sûre. Les paramètres ont depuis été corrigés, permettant un redémarrage sécurisé. Takeyuki Inagaki, directeur de la centrale, a précisé que l’exploitation commerciale pourrait débuter dès le 18 mars.
Cette relance marque une étape symbolique, car Kashiwazaki-Kariwa était à l’arrêt depuis la catastrophe de Fukushima en 2011, qui avait conduit le Japon à fermer l’ensemble de ses réacteurs nucléaires. La reprise des activités nucléaires reste sensible dans l’archipel, où la population exprime encore des inquiétudes face à cette source d’énergie. Toutefois, pour Tepco et les autorités japonaises, ce redémarrage illustre la volonté de réintégrer le nucléaire dans le mix énergétique national, dans un contexte de dépendance accrue aux importations et de transition énergétique mondiale.
M. M.
Redémarrage du réacteur N°6:Kashiwazaki-Kariwa, symbole du retour du nucléaire au Japon

