Réalisation de la ferroviaire Alger-Tamanrasset: Une étape décisive franchit

Au lendemain de la réunion de coordination présidée par le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, consacrée au suivi du taux d’avancement des procédures administratives relatives au lancement de la réalisation du projet de la ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset, dans son tronçon reliant les wilayas de Laghouat, Ghardaïa et El-Menia (485 km), l’Agence nationale pour les études et le suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF), passe à l’étape supérieure, essentielle dans le processus de la réalisation du projet.
Il s’agit du lancement officiel d’un avis à manifestation d’intérêt pour la sélection d’un consultant pour l’assistance à la maîtrise d’ouvrage pour la mise en œuvre du projet de construction de cette ligne stratégique. Selon l’avis d’appel publiée par l’agence, le cabinet de conseil qui remportera le marché devrait assister l’Anesrif dans la «passation des marchés, la gestion financière, le suivi des aspects environnementaux et sociaux, la gestion de contrats et sur les aspects techniques et opérationnels dont l’élaboration des dossiers de consultation».
Il va également aider l’Anesrif à renforcer ses capacités dans le domaine de suivi des projets ferroviaires.
Les candidats doivent déposer leurs candidatures au plus tard le 28 mars prochain à 10h30 et l’ouverture des plis est fixée le même jour à 11h00.
«La durée prévisionnelle de cette mission est de 60 mois à compter de la date de début des prestations, prévue pour le mois de juin 2026», a précisé l’Anserif qui prévoit d’entamer les démarches pour le lancement des travaux de construction de cette ligne ferroviaire en juin prochain.
Ligne ferroviaire Laghouat-Ghardaïa-El Menia s’inscrit dans une «vision stratégique de développement durable et d’intégration territoriale, visant à renforcer la connectivité entre les régions du sud algérien et à créer de nouvelles opportunités socio-économiques pour les populations locales», a déjà expliqué l’Anesrif. Avec le lancement de l’appel à manifestation d’intérêt, le projet de la ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset franchit une étape importante.
Pour rappel, le projet consiste en une ligne de chemin de fer transsaharienne, reliant Alger à Tamanrasset en passant par Médéa, Djelfa, Laghouat, Ghardaïa, El Menia et In Salah sur une distance de 2 039 km, avec des trains atteignant une vitesse de 220 km/h.
Le tronçon reliant Boughezoul à Laghouat en passant par Aïn Ouassara, Hassi Bahbah, Djelfa et Sidi Makhlouf, à déjà été mis en service.
De cette ligne, deux branches se détachent : la première s’étend vers l’est de Laghouat à Tamanrasset, tandis que la seconde se dirige vers l’ouest de Ghardaïa à Béchar.
La ligne traverse dix wilayas (plus de sept millions d’habitants, représentant environ 18% de la population). Elle comprend 2 039 km dont 250 km sont déjà exploitée, 639 km dont les études sont finalisées et 1 050 km dont les études sont en cours, selon les données de l’Anesrif.
Le projet intéresse la Banque africaine de développement (BAD) qui l’a qualifié de «stratégique».
Après avoir minutieusement examiné sa portée socio-économique au niveau national et continental, la BAD a décidé de débloquer un prêt de 747,32 millions d’euros pour les besoins de financement de la première tranche allant de la wilaya de Laghouat jusqu’à El Menia en passant par Ghardaïa sur une distance de 495 km.
Fateh H.