Profession d’armurier: Nouvelles règles strictes

Le gouvernement a renforcé le cadre légal encadrant la commercialisation et la manipulation des armes.
Un décret exécutif, signé par le Premier ministre Seifi Ghrieb et publié dans le Journal officiel n°12 du 31 janvier 2026, définit les conditions d’exercice de la profession d’armurier, incluant la vente, l’importation, la réparation et la gestion d’accessoires liés aux armes et munitions.
Dorénavant, seules les personnes physiques de nationalité algérienne ou les sociétés créées et dirigées par des Algériens pourront exercer cette activité, excluant toute participation étrangère directe. L’ouverture d’un commerce d’armu rerie nécessite une autorisation délivrée par le wali après avis de la commission de sécurité de la wilaya, et pour les armes de catégorie 5,l’accord du ministre de la Défense est obligatoire.
Le décret fixe des critères stricts : âge minimum de 25 ans, expérience ou diplôme dans le domaine, et cinq années d’activité professionnelle.
Les personnes ayant des antécédents judiciaires graves, notamment liés aux armes, à la drogue, à la corruption ou à la fraude, se voient exclues de l’autorisation.
La licence est personnelle, non transférable et valable cinq ans, renouvelable, et la vente ou la réparation d’armes ne peut se faire qu’au profit de détenteurs légaux. Cette réglementation vise à mieux encadrer le marché des armes et à renforcer la sécurité publique en Algérie .
F. B.