Nucléaire iranien: Pourparlers indirects dans un climat de tension

Les États-Unis et l’Iran ont entamé hier mardi à Genève des pourparlers indirects sur le dossier nucléaire, sous la médiation d’Oman.
Ces discussions se déroulent dans un climat de fortes tensions, marqué par le déploiement de forces militaires américaines dans la région et par des exercices navals iraniens dans le détroit d’Ormuz, voie stratégique cruciale pour le commerce pétrolier mondial.
La délégation américaine est conduite par l’envoyé spécial Steve Witkoff, aux côtés de Jared Kushner, tandis que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, représente Téhéran.
Depuis Washington, le président Donald Trump a indiqué suivre les négociations «indirectement», estimant que l’Iran souhaitait réellement parvenir à un accord pour éviter «les conséquences d’un échec».
En coulisses, les positions restent profondément divergentes. Un haut responsable iranien, cité par Reuters, a prévenu que le succès des discussions dépendrait de la capacité des États-Unis à formuler des demandes réalistes et à envisager sérieusement une levée des sanctions. Téhéran affirme arriver à Genève avec des «propositions authentiques et constructives». Washington cherche à élargir le champ des négociations à l’arsenal de missiles balistiques iranien, une ligne rouge pour Téhéran qui insiste pour limiter les discussions au seul programme nucléaire, en échange d’un allègement des sanctions économiques. En amont de ces pourparlers, le chef de la diplomatie iranienne a rencontré lundi dernier à Genève Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), pour aborder les aspects techniques du dossier et renforcer la coopération avec l’agence onusienne .
M. M.