L’armée d’occupation israélienne a intégré l’intelligence artificielle comme pilier central de sa doctrine militaire, transformant la guerre en une véritable «industrie de la mort». Les algorithmes ne se contentent plus d’assister, ils orientent directement le choix des cibles et accélèrent le passage de la détection au tir en quelques secondes, réduisant la vérification humaine à une simple formalité.
Depuis 2019, avec la création d’une «Direction des cibles», le ciblage est passé d’un processus artisanal
à une production automatisée et massive. Des systèmes comme Lavender (ciblage d’individus) et Habsora (ciblage de bâtiments) ont permis de générer des dizaines de milliers de frappes, où la tolérance aux victimes civiles est intégrée comme donnée statistique. Jusqu’à 100 morts civiles peuvent être considérées «acceptables» pour éliminer un seul haut responsable. Cette logique privilégie la quantité à la précision, effaçant toute distinction entre objectifs militaires et civils. Tours résidentielles, universités et
infrastructures publiques deviennent des cibles au nom d’une stratégie de terreur psychologique et économique. L’IA, loin d’être un outil neutre, est ainsi devenue co-décisionnaire dans la guerre menée contre Ghaza. En substituant la vitesse à l’éthique, cette doctrine annonce un futur militaire où l’algorithme prime sur l’humain, faisant planer un risque global d’escalade incontrôlable .
N. C.
L’IA au cœur de la machine de guerre sioniste

