Le gouvernement assure sur la disponibilité des produits et prépare la réplique face à la spéculation:Tout pour un … Ramadhan «Karim» !

Tout semble prêt pour un Ramadhan qui se déroulera dans de bonnes conditions pour le peuple algérien qui, au même titre que d’autres de pays musulmans, arabes, voire même au sein de l’immigration, observe aujourd’hui son premier jour de carême. Comme chaque année, les craintes les plus légitimes se font sentir chez la population, à cause de la voracité de certains commerçants qui tentent de profiter du mois sacré pour faire plus de gains. La cherté des produits et les pénuries poussent les citoyens à s’approvisionner avant le début du mois, bien que le gouvernement affirme avoir pris toutes les dispositions pour assurer la disponibilité des produits à des prix abordables.
D’ailleurs, le ministère de l’Agriculture a fait état de mesures organisationnelles et logistiques, en prévision du mois de Ramadhan, conformément aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Ainsi, pour les céréales (blé dur et tendre), des quantités supplémentaires ont été fournies aux minoteries de semoule et de farine à travers différentes wilayas du pays, a précisé le ministère, dans le but de satisfaire la demande croissante en pâtes durant le mois de Ramadhan.
Ceci s’ajoute au renforcement des stocks de légumineuses comprenant le pois chiche, les haricots, les lentilles et les pois secs, et à l’activation des points de vente directs proches du des consommateurs. Idem pour le lait dont des quotas supplémentaires de lait en poudre, en vue d’assurer un approvisionnement régulier du marché national, ont été débloqués.
Pour les fruits et légumes, l’offre a été soutenue par les produits de saison issus des serres et des cultures précoces, notamment dans les wilayas du Sud (pommes de terre, tomates et courgettes), en sus de la mise sur le marché progressive des quantités stockées dans le cadre du système de régulation des produits agricoles de large consommation, à l’instar des pommes de terre, des oignons et de l’ail séché, contribuant ainsi à la stabilité des prix. Quant aux viandes rouges, le ministère a indiqué que depuis le début de l’année 2026, un total de 8 288,59 tonnes a été importé, dont 1 643,99 tonnes de viande bovine fraîche sous forme de carcasse, 5 812,90 tonnes de viande bovine conditionnée sous vide et 831,70 tonnes de viande ovine fraîche sous forme de carcasse.
En somme, avec toutes les mesures prises, rien ne devrait venir gêner le jeûne des algériennes et des algériens, dans un mois censé être celui de la piété et de la tolérance.
Mais, comme d’habitude, il y a toujours des cas particuliers de commerçants ou de spéculateurs, poussés par leur mauvaise volonté. C’est pourquoi, le ministère du Commerce intérieur a mis l’accent dernièrement lors d’une rencontre avec les cadres du secteur, sur l’importance du contrôle du circuit des marchandises, du producteur au consommateur, en temps réel, à l’aide d’outils de mesure précis permettant de détecter tout déséquilibre entre l’offre et la demande, toute dérive injustifiée des prix, et de lutter contre les pratiques spéculatives à la source. Il est même question d’intensifier les actions de contrôle, notamment en ce qui concerne les plats cuisinés et traditionnels durant les périodes nocturnes, en coordination avec les laboratoires de répression des fraudes, afin de garantir la conformité des produits aux normes sanitaires et commerciales.
En tout cas, ce n’est qu’après la première semaine du mois de Ramadhan que tout ce dispositif pourra être vérifié. Attendons de voir ! .
Farid B.