Depuis le Palais des Nations à Genève, l’Algérie a délivré un message fort lors de la 16e session de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED).
Portée par le ministre du Commerce extérieur, Kamel Rezig, la délégation algérienne a exposé avec une clarté remarquable la vision du Président Abdelmadjid Tebboune pour une Afrique unie, prospère et maîtresse de son destin.
La participation algérienne à cette grand-messe économique internationale, qui réunit chefs d’État, ministres de 195 pays et experts de renom, dépasse la simple représentation diplomatique.
Elle incarne la volonté résolue de l’Algérie de jouer les premiers rôles dans la reconfiguration de l’ordre économique continental.
Dans un contexte international marqué par la convergence des crises — économique, financière, climatique et géopolitique -— la voix algérienne s’est fait entendre avec une force particulière, proposant des solutions concrètes plutôt que de simples constats. L’intervention du ministre Rezig a détaillé une stratégie multidimensionnelle, fruit de la vision présidentielle :
Infrastructures intégratrices :
L’Algérie place au cœur de son action continentale trois projets pharaoniques qui modifieront durablement la géographie économique africaine. La route transsaharienne, le gazoduc transsaharien et le projet de connexion à l’internet haut débit représentent bien plus que de simples réalisations techniques ; ce sont les artères vitales qui connecteront les peuples et les économies, réduisant les distances et créant un marché continental unifié.
Leviers économiques innovants :
Au-delà des infrastructures physiques, l’Algérie déploie des instruments financiers novateurs. Le fonds d’un milliard de dollars dédié aux start-up et jeunes innovateurs africains témoigne d’une approche résolument tournée vers l’avenir. Ce fonds, ciblant spécifiquement les secteurs des infrastructures, l’éducation, la santé et l’énergie, vise à catalyser une nouvelle génération d’entrepreneurs africains capables de relever les défis du continent.
Intégration commerciale :
La tenue réussie de la 4e édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF) en Algérie et le plaidoyer constant pour la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) démontrent l’engagement sans faille d’Alger pour le développement du commerce intra-africain. L’Algérie considère la ZLECAf comme un outil stratégique essentiel pour lever les barrières douanières et faciliter la circulation des biens, des services et des capitaux.
Une vision solidaire face aux défis continentaux
Face à l’urgence des multiples crises, l’Algérie porte un message de solidarité active et de justice financière. La question de la dette africaine est abordée avec fermeté : l’Algérie exige un traitement radical et équitable, condition indispensable pour permettre aux économies africaines de décoller véritablement. La création récente de l’Agence africaine de notation de crédit (AfCRA) est saluée comme un mécanisme essentiel pour promouvoir la justice financière et briser les dépendances néfastes.
Le ministre Rezig n’a pas occulté l’ampleur des défis : la hausse de l’endettement, la volatilité des marchés, les crises alimentaire et énergétique, sans oublier la fracture numérique et les impacts du changement climatique. Mais plutôt que de simples constats d’impuissance, l’Algérie propose une feuille de route articulée autour de la transformation structurelle, l’autonomisation des jeunes et des femmes, et la transition numérique maîtrisée.
La CNUCED : partenaire stratégique
L’Algérie reconnaît le rôle crucial de la CNUCED comme partenaire clé des pays africains, notamment à travers son appui aux politiques économiques, ses analyses pertinentes et son assistance technique.
Dans un monde de plus en plus complexe, cette collaboration internationale apparaît essentielle pour construire les capacités institutionnelles et techniques nécessaires au décollage économique du continent.
Sous le leadership éclairé du Président Tebboune, l’Algérie affirme ainsi sa stature de puissance continentale bienveillante et proactive.
Elle ne se contente pas de participer aux débats internationaux ; elle entend bien en être l’un des architectes principaux, proposant des solutions concrètes et engageant des ressources substantielles pour construire, avec ses partenaires africains, un avenir de prospérité partagée et de souveraineté retrouvée.
Le message est clair : l’Afrique a en elle-même les ressources et l’intelligence pour son développement, et l’Algérie compte bien être l’un des catalyseurs de cette renaissance économique et politique .
Farid B.

