La revue El Djeich, dans son édition de février, dresse un tableau puissant d’une nation en plein mouvement, transcendant les défis pour réaliser ses ambitions stratégiques les plus audacieuses.
Le Fer et la volonté : un axe économique vital devient réalité
L’événement phare de ce mois est l’inauguration, par le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, du chemin de fer minier occidental Béchar-Tindouf-Gara Djebilet.
Cet ouvrage gigantesque de 950 kilètres, serpentant à travers le Sahara, est bien plus qu’une simple
infrastructure. C’est l’artère vitale d’un nouveau modèle économique.
Le premier convoi de minerai de fer en partance pour Oran symbolise la traduction en actes d’une vision tenace : celle d’une économie libérée de la dépendance aux hydrocarbures, diversifiée et fondée sur l’exploitation rationnelle de ses immenses ressources naturelles par des compétences nationales.
Ce projet structurant incarne la capacité de l’Algérie à réaliser ses «rêves les plus chers», transformant un potentiel géologique en levier de développement industriel et d’intégration régionale.
La souveraineté technologique : Le regard tourné vers l’espace
Cette dynamique terrestre est doublée d’une conquête céleste. Le récent lancement réussi des satellites Alsat-3A et Alsat-3B consolide la maîtrise algérienne des technologies spatiales critiques.
Cette autonomie dans l’observation de la Terre et la collecte de données géospatiales renforce tous les secteurs : agriculture, gestion des ressources, aménagement du territoire, sécurité et environnement.
Elle affirme que la souveraineté moderne passe aussi par le contrôle de l’information stratégique venue du ciel, plaçant l’Algérie dans le cercle restreint des nations spatialement autonomes.
Février, mois de la mémoire et de la continuité
La revue souligne avec force la profonde résonance entre ces réalisations présentes et la mémoire nationale, particulièrement vive en ce mois de février.
La commémoration du Jour du Chahid, l’hommage aux victimes de la barbarie coloniale à Sakiet Sidi Youssef et aux essais nucléaires français de 1960, rappellent le prix immense payé pour la liberté.
Ces dates sacrées dialoguent avec les anniversaires de la création de l’UGTA, de la nationalisation des hydrocarbures et de la récupération de la base navale de Mers El-Kébir.
Ce kaléidoscope historique n’est pas une simple évocation du passé ; c’est une source d’inspiration, un rappel que la lutte pour l’indépendance politique a trouvé son prolongement naturel dans la quête d’indépendance économique et technologique. La célébration de la fraternité entre l’armée et le peuple scelle cette union sacrée autour du projet national.
Un écosystème de résilience et de confiance
Face à cette trajectoire ascendante, El Djeich note que certaines voix tentent, en vain, de semer le doute. La revue affirme la lucidité du peuple algérien, capable de discerner ces manœuvres et d’y opposer une unité inébranlable. Dans ce contexte, le rôle de l’Armée Nationale Populaire est réaffirmé comme central et multidimensionnel : garant constitutionnel de la sécurité et de la stabilité, mais aussi partenaire actif dans l’accompagnement et la sécurisation des grands projets de développement.
Elle est le rempart qui permet à l’«atelier national» de travailler en paix.
El Djeich envoie un signal sans ambiguïté : l’Algérie de 2026 est une nation en mouvement, qui façonne son destin à coups de réalisations tangibles.
Plus qu’un État, c’est un chantier permanent où la souveraineté se mérite par le travail, l’innovation et le souvenir vigilant des sacrifices passés. Entre les rails qui unissent le Sud minier aux ports du Nord et les satellites qui scrutent l’horizon, le pays pose les jalons d’un avenir maîtrisé. Sans bruit mais avec une conviction inébranlable, il puise dans la mémoire de ses martyrs la force de construire. Portée par la volonté d’un peuple uni, l’Algérie avance, sereine et confiante, à la conquête de sa propre souveraineté.
Farid B.

