Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fermement rejeté les propositions européennes visant à instaurer une zone tampon de 40 kilomètres entre les forces ukrainiennes et russes dans le cadre d’un éventuel accord de paix.
Pour lui, cette idée relève d’une vision dépassée du conflit, ignorant les réalités technologiques et stratégiques de la guerre contemporaine. «Seuls ceux qui ne comprennent pas l’état technologique de la guerre d’aujourd’hui proposent une zone tampon», a-t-il déclaré sans détour, vendredi, devant les journalistes. Cette déclaration intervient alors que certains dirigeants européens envisagent cette mesure comme une solution transitoire vers un cessez-le-feu ou une réconciliation durable.
Mais pour Zelensky, une telle approche ne répond ni aux enjeux militaires actuels ni aux aspirations de souveraineté de l’Ukraine. Il considère que la guerre ne se joue plus sur des lignes fixes, mais dans un environnement fluide, marqué par la mobilité des systèmes d’armement, la précision des frappes à longue portée et la complexité des opérations hybrides.
En rejetant cette proposition, le chef de l’État ukrainien réaffirme la position de son pays : toute solution de paix doit garantir la sécurité réelle du territoire ukrainien, sans compromis sur son intégrité ou sa capacité de défense. Ce refus souligne également la méfiance persistante envers les tentatives de compromis qui pourraient, selon Kiev, entériner de facto certaines avancées russes ou affaiblir la posture stratégique de l’Ukraine .
M. M.
«La guerre moderne ne se gère pas avec des distances»:Zelensky rejette la zone tampon

