Il y a 62 ans, jour pour jour était proclamé le Front des forces socialistes (FFS), le premier parti de l’opposition en Algérie. En ce 29 septembre, le parti au long parcours politique pour avoir vécu et participé à toutes les étapes de construction de l’Algérie indépendante, aspire jouer un rôle de premier plan, en particulier à l’approche d’échéances électorales, prévues au cours de l’année. C’est ce qu’a affirmé le Premier secrétaire national, Youcef Aouchiche, qui animait, la première activité dans le cadre de cette commémoration qui s’étale sur toute la semaine. Pour cela, il est indispensable que les entités politiques et associatives puissent exercer librement. Face aux défis auxquels est confronté le pays, «la responsabilité est collective, pouvoir et acteurs politiques, afin de contrer toutes les tentatives de déstabilisation du pays», a lancé Aouchiche, samedi lors d’une rencontre avec les militants à Médéa, non sans exiger «plus d’espace libre» aux partis et aux acteurs associatifs.
Pour lui, c’est ainsi que «l’on gagne l’adhésion du peuple au projet national et que l’on réhabilite la confiance du citoyen en ses institutions». Rappelant que le parti a, depuis sa création en 1963, toujours été «du côté du peuple et au service du peuple sans surenchère», il a appelé toutes les forces vives «à s’impliquer dans le projet national qui réhabilite le politique», soulignant que parmi les défis qui s’imposent à la nation, il y a la nécessité de rebâtir la confiance ébranlée par les comportements de la «issaba» sous Bouteflika. Sur ce registre, le premier secrétaire national du FFS dit espérer que les propositions du parti sur les moutures des projets de loi en préparation (Code communal et de wilaya, loi sur les partis …), «soient prises en compte». Bien que déstabilisé par des crises internes au lendemain du retrait de son chef historique, Hocine Aït Ahmed (2012), puis sa disparition (2015), le FFS a su depuis au moins 5 ans, sauvegarder une stabilité remarquable.
Le parti ayant boycotté les législatives de 2021, a tout de même présenté un candidat en la personne de Youcef Aouchiche, à la présidentielle de septembre 2024, bien que ces chances de l’emporter n’existaient presque pas. Mais, pour le parti, il était question, comme toujours, de réhabiliter le politique et de renforcer la présence du FFS au niveau national à travers la campagne électorale.
Depuis, le FFS ne cesse de remobiliser ces troupes en prévision des prochaines échéances, en particulier les législatives durant lesquelles le parti compte reprendre sa place à l’APN.
Dans le cadre de cette commémoration, un grand meeting est justement prévu le 4 octobre prochain à Tizi-Ouzou. «Cette date n’est pas une simple commémoration : elle rappelle un moment fondateur dans l’histoire contemporaine de notre pays et dans la lutte de notre peuple pour la liberté, la justice et la démocratie», écrit le parti sur a page facebook, invitant les militants et les sympathisants à «venir en nombre» pour, entre autres, affirmer «l’attachement indéfectible (du FFS) à l’unité nationale, à la souveraineté de notre pays et à la cohésion du peuple algérien» .
Farid B.
Il fête ses 62 ans d’existence Sous le signe de la remobilisation: Le FFS veut s’imposer sur la scène politique

