ICE anti-entité sioniste: Sept pays déjà au rendez-vous

Lancée il y a tout juste un mois, l’initiative citoyenne européenne (ICE) visant à suspendre l’accord d’association liant l’Union européenne à l’entité sioniste a déjà atteint les seuils minimums requis dans sept pays, ont annoncé mardi dernier ses promoteurs.
Portée par l’Alliance de la gauche européenne (ELA), qui regroupe huit formations politiques issues de sept États membres, cette ICE réclame la rupture totale du partenariat commercial et politique entre Bruxelles et Tel-Aviv.
Pour qu’une initiative citoyenne soit recevable, elle doit rassembler au moins un million de signatures valides à l’échelle de l’UE en l’espace d’un an, tout en franchissant des seuils minimums dans au moins sept pays.
Selon un communiqué des organisateurs, la Belgique, la Finlande, la France, l’Irlande, l’Italie, l’Espagne et la Suède ont d’ores et déjà largement dépassé ces quotas. La France arrive en tête avec 204.252 signatures, un chiffre qui illustre l’ampleur de la mobilisation citoyenne.
La suspension de cet accord constituerait une sanction économique majeure contre l’entité sioniste, une revendication portée depuis des années par des milliers de militants européens, et ravivée avec force depuis le début de l’agression génocidaire contre Ghaza.
L’accord UE-entité sioniste est présenté par ses défenseurs comme la pierre angulaire de la coopération bilatérale dans les domaines commercial, économique et politique. Pourtant, ses détracteurs soulignent son incompatibilité avec les valeurs affichées de l’Union.
Le texte de l’ICE, accessible aux signatures sur le site de la Commission européenne, affirme sans détour que les citoyens européens ne sauraient tolérer que l’UE maintienne un partenariat avec une entité qui se rend coupable de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. Depuis des années, les militants solidaires du peuple palestinien dénoncent la violation flagrante de l’article 2 de cet accord, lequel conditionne le partenariat au respect des droits humains et des principes démocratiques.
La colonisation et le régime d’apartheid imposés aux Palestiniens constituent, selon eux, une transgression manifeste de cette clause fondamentale. Cette ICE marque ainsi une étape significative dans la pression citoyenne exercée sur les institutions européennes pour qu’elles alignent enfin leur politique commerciale sur leurs engagements juridiques et moraux .
M. M.